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Ateliers S.P.L.T., Berges du Lac, Tunis
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Architecte : Aida BEN HENDA TRIKI, Architecte E.N.A.U.
Commentaire : Anass TRIKI, Architecte Enseignant à l’E.N.A.U.

Ses volumes, d'une blancheur si pure, attire l'attention de ceux qui empruntent la nouvelle rocade sur le lac, et qui relie le palais des foires du Kram à la voie rapide qui s'élance vers le nouveau pont de Radès, ainsi que vers le centre-ville de Tunis, au loin.

Il s’agit des ateliers et du laboratoire de la Société du Promotion du Lac de Tunis : S.P.L.T.
Le projet se développe autour de L’idée d’un bateau qui largue ses amarres aux berges du lac.

Plusieurs échappées se développent vers des repères de la ville, tels la Cathédrale de Carthage, la silhouette de Djebel Boukornine, ou le bord du Lac fraîchement réaménagé, qui abritera prochaînement le Grand Projet : "Tunis Sports City".

Tel est le contexte dans lequel s'insère ce petit paquebot blanc.

La proximité du site au lac de tunis a sans doute orienté les concepteurs vers l’adoption de la métaphore du bateau dans l’image du projet, ce thème étant récurrent chez une grande partie des architectes modernistes.

Les poteaux de haute tension, qui passent à côté, ne semblent pas gêner le calme et la docilité que génère le caractère horizontal, et les volumes bien installés du bâtiment.

La dichotomie fonctionnelle entre deux entités bruyante/calme – sale/propre se manifeste au niveau de la volumétrie par un corps de bâtiment «composite» : une partie en charpente dédiée aux engins de la S.P.L.T. : camions, poclain, tracteur, aquamarine moissonneuse, aquamarine convoyeur de rive, … & une partie en «dur» réservée au laboratoire.

La séparation des deux entités se fait par un clivage horizontal à savoir que le Rez-de-chaussée et réservé aux ateliers et à leurs dépendances et l’étage au laboratoire.

Une autre séparation qui est cette fois verticale et qui permet d’isoler le laboratoire de la nuisance des ateliers.

Cette séparation se manifeste par un « patio » qui permet d’éclairer certaines entités du laboratoire.

Le projet essaye d’établir des rapports avec son site. Ici l’architecte a développé deux notions importantes :

La première étant « d’affirmer la présence du bâtiment.

La deuxième découle de ce « qu’on va observer du site à l’intérieur du projet.

Le projet affirme sa présence par une horizontalité manifeste résultat d’un portique d’une vingtaine de mètres de portée, qui vient masquer la charpente des ateliers et créer ainsi la continuité de l’ensemble du bâtiment.

L’architecte a usé de la technique du cadrage de vue à travers différents type d’ouverture, privilégiant et cadrant de la sorte des vues "stratégiques" :

Le concepteur adopte tantôt une ouverture en bande qui permet de bénéficier d’une vue choisie (une panoramique) sur le lotissement des berges du lac.

On y a implanté des hublots (ouvertures circulaires), tels dans un bâteau, qui accentuent la notion de voyage en rapport toujours avec la métaphore navale.

L'entrée s'inspire d'une ambiance marine, comme une tour de contrôle des sauveteurs au bord de la plage.

A l’intérieur de cette « tour » s’offre au visiteur une vue sur le lac de tunis.

Le bâtiment se situant sur un lot d’angle a sans doute orienté l’architecte a effectuer une sorte « d’enroulement » du bâtiment à travers lequel prend naissance des escaliers aériens qui permettent une ouverture sur le site.

Ces derniers de par leurs formes permettent la rotation du champ visuel de celui qui les utilise.











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