 |
Mémoire d’architecture : Centrale nucléaire, Skhira
|
|
Elaboré par : Faker Zammouri
Ecole Nationale d'Architecture et d'Urbanisme de Tunis, ENAU
Dirigé par : Sonia Dinari
|
Une Re-Lecture de son architecture et de son insertion.
Cas d’une centrale nucléaire à Skhira.

Archi-Mag enchaine ici avec un projet de fin d'études élaboré à l'école nationale d'architecture et d'urbanisme de Tunis. C'est une occasion pour rendre compte du travail de réflexion qui se fait en amont par rapport à une carrière et une profession d'architecte.

Le choix du sujet s’est porté sur l’industrie énergétique, à travers lequel la question posée est celle de la durabilité de l’énergie et de l’architecture.

Aujourd'hui, et compte tenu des bilans économiques et énergétiques actualisés le nucléaire est, selon certaines recherches, la source la mieux placée pour répondre à toutes les exigences énergétiques et environnementales. Comment ?

Environnementales : c’est une énergie non polluante (son seul problème est la maitrise de la gestion des déchets radioactifs, seulement 30 pays possèdent cette technologie).


Energétiques : C’est la source d’énergie la plus efficace pour pallier à l'épuisement progressif des ressources fossiles et de faire face à la demande énergétique croissante durant les 50 années à venir.



Eu égard à toutes ces considérations, la Tunisie s'apprête à construire, à l'orée de 2020, une centrale électronucléaire, première dans le pays, pour la génération de l'électricité. Considérée comme étant une alternative sûre et fiable à l'énergie fossile, l'énergie nucléaire est un choix incontournable pour diversifier les sources d'exploitation, développer les applications médicales et les recherches scientifiques en matière d'industrie et d'agroalimentaire.


Eviter l’éclectisme résultant des exigences fonctionnelles et techniques.
Avoir une lecture unie de l’ensemble du projet.
Le projet communique avec le site :
L’image du projet doit refléter le progrès technique.
Refléter son identité méditerranéenne.
En construisant les centrales nucléaires on résout le problème énergétique et en même temps on soulève le souci du traitement paysager et du modelage du site, c'est à dire l’insertion de cette architecture dans son site.

Mais si l’intention est facile à formuler, la solution au problème est loin d’être évidente. D’autant plus qu’une centrale électronucléaire offrent une grande diversité de volumes et de formes, elle a des exigences fonctionnelles et de sécurité importantes.

Mon travail était de chercher un équilibre satisfaisant entre le paysage et le construit en jouant, compte tenu des différents types de perception, sur les silhouettes, le rapport des teintes du paysage et des constructions, l’agencement des volumes, l’aménagement paysager du site (mouvement des terres, plantations…).

Pour bien réussir cette complexe aventure nucléaire, il faut que l’intervention de l’architecte soit à l'origine des études, quand les limites de son intervention n'étaient pas déjà restreintes au point de lui enlever toute signification.

Pour finir, la problématique d’une centrale nucléaire ne s’achève pas à sa construction ou à sa duré de production, elle demeure présente pour soulever également la question suivante : Quel est le devenir de ces installations après usage, les reconvertirons possibles ?




|