La semaine arabe de l'architecture a eu lieu à Tunis, du 7 au 10 Janvier 2008, avec pour thème : "Architecture, Ville, et Société".
Un programme riche et varié, avec, en marge du congrès, une exposition d'architectes arabes, fraîchement diplômés en 2006/2007.
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Des chalets de chasse et de récréation à Ain Draham |
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Life Tower, a step upwards |
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Un parcours dans Beyrouth |
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Ambassade de la Palestine en Egypte. |
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Un nouveau concept Espace-Temps pour mieux dire un centre culturel |
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Quatre axes ont été discutés et débattus :
1- Quelle est l'architecture, animé par Dr. Ali Djerbi, Ecole Nationale d'Architecture de Tunis.
- L'architecture entre art et science, Férid Younes, Faculté d'architecture, Université Louisa, Beyrouth.
- Architecture et forme, Dr. Souhir Hawas, Université du Caire.
- L'architecture comme produit social, Dr. Talal Akili, Faculté d'Architecture de Damas.
2- De l'architecture à la ville, animé Abderrahmane El Fahd, Vice-président du syndicat des métiers d'architecture, Tripoli, Libye.
- Architecture, environnement et paysage : Le paysage urbain dans la ville libyenne, Dr. Bechir Romdhane Zlitni, Faculté d'architecture, Université El Fateh, Tripoli.
- L'architecture, la ville, et l'espace, Dr. Samer Ratrout, Amman, Jordanie.
- Le patio et la texture dense, des valeurs actuels dans l'architecture traditionnelle arabo-musulmane, Dr. Behjet Chahine, Faculté d'architecture de Baghdad.
3- La ville et son environnement, animé par Saloua Trabelsi, directrice de l'architecture, Ministère de la culture, Tunis.
- Les caractéristiques des sites naturels des villes, et ancrage de la ville dans son site, Tarek Bouzennada, Faculté d'architecture, Constantine.
- L'extension des villes arabes, et l'élargissement des banlieues, Taieb Haj Ali Ahmed, directeur de l'urbanisme, Khartoum.
- La ville et l'aménagement du territoire, Dr. Samih Al Abd, Ministre de l'Equipement et de l'Habitat, Palestine.
4- La ville et ses projets, animé par Dr. Ala' Eddine Lawleh, Doyen de l'Institut arabe du patrimoine scientifique, Université d'Alep.
- Le patrimoine culturel, et son rôle dans le développement urbain. Dr. Hichem Aref, Faculté d'architecture à El Fayyoum, Le Caire.
- Les grands projets dans les villes arabes entre développement et opérations immobilières, Sana Jemal, présidente de la branche des architectes, Beyrouth.
- L'architecture, la ville, et l'organisation des réseaux, Mounir Dhouib, Ecole nationale d'architecture de Tunis.
Rencontres
Des rencontres sont prévues avec des architectes arabes contemporains avec notamment :
Walid Sirwane, Damas,
Maroune Daccache, Président de la Section Architecture, à la Faculté d'architecture de l'Université américaine, Beyrouth
Aymen Zaiter, Amman,
Mohamed Ajmi Mimita, Tunis,
Mohamed Taher Abdesselem, Tripoli,
"Charte de Tunis"
Par ailleurs, les rencontres des jeunes architectes arabes, seront une occasion pour inciter les jeunes architectes à parler de l'architecture : un premier cercle sera animé par Dr. Mamdouh Abdelkarim, vice-président de l'union des architectes arabes, un autre par Dr. Mounir Dhouib, déclarant la "Charte de Tunis", responsabilité du jeune architecte arabe dans son environnement et sa société.
Pour télécharger le programme complet, cliquez ici.
Voici les échos de la presse en marge de ce séminaire (11-01-08)
Un rôle dans le développement économique de la cité
''Le patrimoine culturel et son rôle dans le développement urbain'', tel est le thème d'une conférence donnée mardi par M.Hichem Aref, chef du département d'architecture à l'université du Caire, dans le cadre de la première semaine de l'architecture arabe qu'a abrité la Cité des sciences de Tunis du 7 au 10 janvier.
Le conférencier a traité du rôle du formateur dans l’architecture dans la consolidation des liens entre le développement culturel et le développement économique.
Il a souligné que l’architecte doit s’inspirer de son patrimoine culturel et de son environnement et répondre aux besoins individuels et collectifs.
Dans ce contexte, il a indiqué que les pays arabes possèdent un riche patrimoine architectural, compte tenu des civilisations et des cultures qui se sont succédé dans cette partie du monde.
Il a fait remarquer que l’architecture contemporaine inspirée du patrimoine culturel a contribué à la dynamisation de la vie culturelle, particulièrement au niveau du tourisme, à l’instar de la bibliothèque d’Alexandrie et de l’Opéra de Sydney.
Par ailleurs, l’architecture peut donner ’’un plus’’ à une ville et ouvrir des perspectives nouvelles devant ses habitants, s’agissant de l’activité économique et autres préoccupations des affaires ou de l’art, comme c’est le cas de la ville de Dubaï, devenue une destination privilégiée en la matière.
Une stratégie axée sur l’amélioration de l’environnement urbain et de la qualité du logement
Les travaux de la première semaine de l'architecture arabe, tenue sous le signe "L'architecture, la ville et la société", ont démarré hier, à la Cité des sciences de Tunis, à l'initiative du Conseil national de l'Ordre des architectes tunisiens (Cnoat) et l'Organisation des architectes arabes.
Cette manifestation, qui se tient sous le haut patronage du Chef de l’Etat et à laquelle prennent part 500 architectes tunisiens et arabes, vise à élargir les activités de l’Organisation des architectes arabes aux pays du Maghreb et à renforcer la coopération entre les architectes arabes.
Présidant l’ouverture, Mme Samira Khayach Belhaj, ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, a souligné le souci de la Tunisie de renforcer l’action arabe commune dans le domaine de l’urbanisme, précisant que la Tunisie a pu maîtriser l’aspect quantitatif relatif à la question du logement et de la garantie des équipements collectifs. Le pays axe actuellement, a-t-elle dit, ses efforts sur l’amélioration de l’environnement urbain, de la qualité de l’architecture et du logement, ainsi que sur la modernisation de l’infrastructure et la préservation du patrimoine.
La ministre a ajouté que la Tunisie, consciente de l’importance de l’environnement urbain, du logement et des services publics en tant qu’indicateur principal dans la classification des pays et des sociétés, œuvre à instaurer des relations de coopération fructueuse dans ce domaine à l’échelle régionale et internationale.
M. Rahif Fayad, président de l’Organisation des architectes arabes, a affirmé, à cette occasion, que l’organisation, fondée depuis 13 ans, compte 12 conseils de l’ordre membres outre le conseil de l’ordre tunisien qui siège en tant que membre observateur.
Il a ajouté que l’organisation a toujours placé ses congrès sous le thème "Villes arabes", afin de débattre des questions relatives au lien entre le patrimoine et la modernité et des moyens de traiter les écarts entre la réalité des villes aujourd’hui et la ville patrimoine.
De son côté, M. Karim Ellouze, président du Conseil national de l’Ordre des architectes tunisiens (Cnoat), a rappelé la place qu’occupe l’architecte en Tunisie, notant que le conseil, fondé en 1974, compte 2.300 architectes et aspire à instaurer un partenariat arabe dans le domaine et à exporter ses services.
Des communications sur les thèmes "Du bâtiment à la ville", "La ville et son environnement" et "La ville et ses projets" sont programmées dans le cadre de cette semaine.
Une exposition des architectes arabes consacrée à la présentation de modèles de projets de diplômés de l’année 2006/2007 est également organisée en marge de la manifestation, outre la tenue du forum des jeunes architectes qui devrait aboutir à l’adoption de la charte de Tunis sur "La responsabilité du jeune architecte arabe dans son environnement et sa société».
Un héritage à préserver
La première semaine de l’architecture arabe véhicule le thème d’actualité «Architecture, ville et société». En marge de la rencontre se tiendront de nombreuses manifestations tel le forum des jeunes architectes sur :
«Le jeune architecte arabe et sa responsabilité dans son environnement et la société dans laquelle il vit», qui devrait aboutir à l’adoption de la Charte de Tunis. Par ailleurs, la réunion de l’assemblée générale de l’Ordre des architectes arabe se tiendra dans le cadre de cette semain.
«Nous n’étions pas membre de l’Ordre des architectes arabes, nous le sommes à présent en tant membre observateur», a précisé le président de l’Ordre des architectes, M. Karim Ellouze.
Par ailleurs, a-t-il ajouté «un Tunisien, pour construire, peut s’inspirer d’une mosquée se trouvant à Bagdad et une maison à Alexandrie. Notre vocabulaire architectural est le même, nos problèmes aussi».
Plusieurs interventions se pencheront sur l’urbanisation galopante, l’explosion démographique, l’étendue sans fin des villes sans frontières, ainsi que le fléau des bidonvilles et des quartiers marginalisés qui ceinturent les villes arabes qui étalent, en effet, les mêmes composantes et les mêmes dégradations : des espaces verts en constante réduction, une pollution galopante et l’absence de la portée écologique et du concept environnement dans les plans d’aménagement et les nouveaux quartiers.
Les grands projets immobiliers présentent matière à études de la part des intervenants et des chercheurs. Ces mégaprojets, se demandent-ils, sont-ils des opérations de développement global, ou au contraire, ce ne sont que des opérations foncières pures, accumulant capital sur capital.
La problématique consiste à s’interroger sur les projets qui mobilisent des capitaux énormes dépassant des dizaines de milliards de dollars et dévorant, par voie de fait, plusieurs centaines d’hectares du territoire.
Cette manifestation, originale en son genre, outre le prestige recueilli, se présente comme une assise pour traiter de ces différentes questions préoccupantes. Elle est aussi un moteur pour le lancement d’une nouvelle dynamique relationnelle et professionnelle entre les architectes tunisiens et leurs confrères arabes. Le profit à en tirer se situera, sans nul doute, à tous les niveaux de la coopération arabe.
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