MAGAZINE D’ARCHITECTURE EN LIGNE
 
 
Retour
  

 

L'opéra de Pékin vient d'ouvrir ses portes, après plusieurs années de gestation.
Archi-Mag propose une couverture sur ce projet, désigné comme "le plus grand opéra du monde".

Conçu en 1998, le projet avait fait l’objet d’une intense campagne d’influence pour finalement échoir à l’architecte français Paul Andreu. Les travaux ont débuté en 2001 mais n’ont pu être terminé comme prévu pour les années-croisées France-Chine. C’est donc finalement en juillet 2007 que le Grand Théâtre, construit juste à côté du Palais du Peuple, sera inauguré. Dès la fin de cette année, l’aménagement intérieur devrait être terminé.

Cette annonce ne fait pas taire la polémique sur l’architecture très osée du théâtre. L’agence Chine Nouvelle elle-même rappelle les critiques "parmi les experts nationaux qui se demandaient si une conception aussi moderne était appropriée pour

le centre de Pékin. Toutefois, il a été classé parmi les dix premières créations architecturales par le Journal Business Week basé aux Etats-Unis pour ses économies d'énergie et son design qui respecte l'environnement". Bref, Pékin est obligé de chercher des gages aux Etats-Unis...

Le choix de Paul Andreu avait également été critiqué en 2004, lors de l’effondrement d’une partie du terminal 2E de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Paul Andreu a longtemps été l’architecte en titre d’Aéroports de Paris, et avait notamment conçu le terminal qui s’est écroulé. L’enquête n’est pas terminée en France, mais les autorités

chinoises avaient immédiatement tenu à préciser que la conception du Grand Théâtre National n’avait rien à voir avec l’aéroport parisien, et ne présentait donc aucun danger pour la sécurité. Les autorités pékinoises affirment que les premiers spectacles auront lieu à l’automne 2007.


© Paul Andreu

Paul Andreu a réalisé beaucoup de bâtiments prestigieux en Chine. On peut citer l’aéroport de Shanghai-Pudong, l'Oriental Art center de Shanghai, le centre administratif de Chengdu, notamment. Et il a été retenu pour construire le très futuriste projet Oceanus de Macao, qui abritera, entre autres, le plus grand casino d’Asie.


© Paul Andreu

Voici les propos de l'architecte :

Le grand théâtre national de Chine, c’est le nom officiel de la construction dont j’ai la charge depuis plusieurs années à Pékin. De manière courante, en français et en anglais, on la nomme Opéra de Pékin. La différence est importante. Un opéra n’est


© Paul Andreu

jamais tout à fait un théâtre comme un autre. Il est tout éclairé de la lumière fantasmatique qui s’attache à cette recherche d’un art total qu’est l’opéra comme genre théâtral.


© Paul Andreu

Ce bâtiment aux fonctions si strictes et si exigeantes ne se limite jamais à elles. Il est dès sa conception un symbole au sens le plus ancien, parce qu’il réunit – qu’il doit réunir –, en rétablissant une unité qui n’a peut-être été jamais que désirée, les fragments d’un tout à la fois culturel, technique et social, à la fois local et universel.



© Paul Andreu

Faire un Opéra est toujours une aventure pleine d’espoir et de difficultés, d’enthousiasmes et de critiques. Elle n’est pas plus sereine que ne l’était la traversée d’un océan inconnu. Elle est toute chargée de mystère, de doutes mais par-dessus tout de l’espérance d’un nouveau monde.

Le bâtiment est composé d'une salle d’opéra, d'une salle de concert et deux théâtres inclus dans une coque en titane et verre abritant l’espace public.



© Paul Andreu

Le complexe culturel est conçu comme une "ville de théâtres", une île transparente dans un plan d’eau artificiel entouré d’un nouveau parc urbain.


© China Photos/Getty Images

Ce Grand Théatre National de Chine est un projet qui existe depuis plus de 10 ans, la réalisation de ce mastodonte à commencé en 1999. Cet immense bâtiment qui compte 4 salles de tailles variables mais toujours fort respectables à été pensé et réalisé par Paul Andreu, un grand architecte Français aussi auteur entre autre de certaines parties de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.


© Paul Andreu

Le bâtiment est basé sur une structure en Titane et en verre qui est totalement splendide, de plus il est entouré d’un immense bassin remplie d’eau dans lequel se reflète le bâtiment pour créer une forme ovoïdale, qui est l’origine du surnom que les chinois lui donnent : l’oeuf.


© China Photos/Getty Images

LE PLUS GRAND OPERA DU MONDE : L'OPERA DE PEKIN
Impressions d'un photographe


© Sipa Press/Rex Features

Août 2002, le photographe Denis Chapoullié se trouve à Pékin pour présenter une exposition d’images réalisées à la suite d’une commande du chorégraphe Philippe Découflé.


Invité par François tamisier le1er architecte du projet du “ Grand théâtre national de Chine”, il découvre le chantier de construction de cet opéra qui sera le plus grand du monde, concours international remporté par Paul Andreu et son équipe.



© Paul Andreu

L’énormité du chantier, le choc visuel, 13 hectares au sol à proximité immédiate de la Cité Interdite, 4000 ouvriers sur le site, travaillant sans relâche de jour comme de nuit, l’alliance de la performance technologique de pointe et du mode de construction chinois quasi ancestral, la poésie qui se dégage de cette chorégraphie quotidienne, fait naître chez le photographe et l’architecte le désir de travailler ensemble pour raconter l’aventure unique de cette construction.



© Sipa Press/Rex Features

Denis Chapoullié décide alors de développer, en accord avec Paul Andreu et François Tamisier, un projet photographique.



© Paul Andreu

Il se propose de mêler la photographie de reportage et l’interpretation picturale comme il l’a déjà expérimenté lors de sa collaboration avec Philippe Découflé, de manière à raconter la réalité de la construction, mais surtout faire ressentir la dimension onirique de ce chantier hors norme, la passion des architectes pour leur œuvre, dépeindre la magie de ce site, ou des milliers d’hommes préparent l’arrivée des danseurs, chanteurs, artistes qui bientôt habiteront cet espace.



© Paul Andreu

Il ne s’agit pas ici de photographie architecturale, ni même d’une démarche purement documentaire, mais d’une photographie hybride, lyrique, mixant des techniques picturales ( photographies, peinture, numérique...), afin, en intégrant une part importante d’abstraction, de retrouver la démesure et le rêve à la base du projet.
Et comme dans tout programme architectural de cette importance, et particulièrement dans celui-ci, retrouver l’ambivalence si particulière, l’incroyable équilibre entre le dispositif si concret de la construction et la démarche abstraite, de création pure qui a prévalue a sa création.
Cette mission photographique se propose de suivre très régulièrement le développement du chantier, afin de n’omettre aucune des étapes de son évolution “révolutionnaire”, en terme de dimension comme en terme de technologies appliquées. En effet, ce projet va mettre en œuvre des techniques uniques au monde, que Paul Andreu et son équipe ont déjà expérimentés dans la conception de plusieurs aéroports internationaux ( Roissy, Changaï...) ainsi que de bâtiments exceptionnels ( cf : L’Arche de la Défense).
Le bâtiment devant être livré pour la fin 2004, la mission photographique s’étendra donc sur plus de 28 mois.
Deux expositions simultanées se tiendraient au moment de l’inauguration à Paris dans un lieu à définir, et à Pékin dans l’Opéra même, à l’interieur du bâtiment, mais également si possible dans ses abords immédiat, de manière à permettre au plus grand nombre d’avoir accès au témoignage retraçant l’histoire de la construction.
Le projet d’édition d’un livre de photographies accompagnant la fin de la mission et les expositions reste a définir.
Associés aux photographies, la genèse du travail de Paul Andreu, dessins, croquis, intentions, textes, donnerait à l’ouvrage une densité remarquable.
Il va de soi qu’un tel projet éditorial ne peux, au jour d’aujourd’hui, être détaillé précisément, tant les intentions et implications artistiques vont être amenées à se développer et s’enrichir au cours du développement de la mission.
Le caractère hors du commun de ce programme, une des plus grande réalisation de l’architecture française à l’étranger; son aspect culturel; sa situation, la Chine, pays-continent vers lequel se tourne tous les regards; l’achèvement du bâtiment à 36 mois des Jeux Olympiques 2008 se déroulant à Pékin, tout concourt à donner à ce projet artistique une visibilité exceptionnelle.

 

 

 

Assistante de M. Paul Andreu
Sabine Favre

Architectes chargés de projet
Roberta Affatato
Christian Gay
Hervé Langlais

Architectes
Michel Adment
Olivia Faury
Mario Flory

Assistants architectes
Veronica Benini
Jonathan Fiévée
Benoit Fournier
Paul Lee
Carole Rami
Boris Schneider
Pengzi Zhang

Stagiaires
David Francisco
José Gonzalez
Jiao-Yang Huang
Dorothée Leiseing
Nicolas Migot
Sélène Ponchel
Clotilde Robin

Partenaires
Aerodia
Artefact
Artefactory
Axyz
CA tech
La Pixellerie
Setec
La Salamandre
SII (Karim Saad)
Studio Bastille


 

 

   
  
   
 
© 2007 Archi Mag. All Rights Reserved