par Philippe Boudon
Communication présentée lors de la Rencontre Doctorale, Hommage à Alain Rénier, cité des sciences, 20 Mai 2010
Je ne m’étendrai pas trop sur des éléments biographiques. Mes rencontres avec Alain Renier ont été épisodiques, mais de loin en loin, nous savions que nous étions sur la même planète : celle d’une recherche architecturale à caractère scientifique.
Le hasard a fait que la première fois que j’ai « gratté » en agence, avec un « graphos » … et une lame de rasoir c’étais dans l’agence des architectes Vidal et Jenkins, où travaillait aussi Alain Renier. Ce fut notre première rencontre, il était plus vieux que moi, mais je sentais que, parmi tous ceux qu’on appelait globalement des « anciens », celui-là était un peu différent des autres en ce que le mimétisme n’était pas au fondement de ce qu’il pouvait avoir à dire sur l’architecture. Ma deuxième rencontre eut lieu lorsque, pas mal d’années après, Alain Renier m’a invité à un jury qui m’a donné l’occasion de rencontrer A. Greimas et J.-L. Le Moigne. J’avoue que concernant la sémiotique de Greimas je l’ai toujours considérée comme très technique et n’y suis guère entré, mon intérêt pour la sémiotique s’orientant plutôt du côté de Peirce. Par contre, avoir rencontré Jean-Louis Le Moigne grâce à Alain Renier a été très important puisque j’ai ensuite entretenu des rapports constants de collaboration avec lui et découvert par là la pensée de Herbert Simon. Mes rencontres ultérieures ont été moins épisodique puisque Alain Renier m’a demandé de participer à l’enseignement du CEAA de la Villette qu’il a mis en place sur les sciences de la conception. Pour terminer, l’invitation au jury de la thèse de Dora Ismaïl fait le lien avec le jury qui va avoir lieu ici même lors duquel celle-ci doit soutenir une HU. Ceci montre une continuité d’intérêts communs et parallèles à la fois. Après ces propos d’ordre biographiques j’en viens à des questions de fond.
Alain Renier était un architecte et Alain Renier était scientifique, ce qui est toujours un peu problématique en matière d’architecture : on associe toujours plus ou moins l’architecture à l’art et aux Beaux-Arts, et par conséquent le rapport entre art et science me semble être une des questions qu’on pourrait, et même qu’on devrait soulever parce que, comme j’y reviendrai - mais autant le dire tout de suite - je pense que l’art comme la science ont à pâtir d’être confondus l’une avec l’autre. Ceci est vrai, me semble-t-il, des deux côtés.
Vitruve a écrit que « (l’architecte) doit savoir écrire et dessiner, être instruit dans la Géomètrie, et n'être pas ignorant de l'Optique, avoir appris l'Arithmétique, et savoir beaucoup d'Histoire, avoir bien étudié la Philosophie, avoir connaissance de la Musique, et quelque teinture de la médecine… » . Si je me réfère maintenant à la préface qu’a écrit Alain Renier pour un ouvrage de Stéphane Hanrot, texte auquel je me référerai principalement ici, je relève dans les seules deux premières pages, les expressions de : « discipline architecturale », « discipline d’action », « discipline de connaissance », « recherche expérimentale », « recherche appliquée », « recherche fondamentale », « pratique de l’enseignement », « pratique de la recherche ». Bien sûr, entre Vitruve et nous les items ont changé, ils ne sont pas de même nature, mais l’hétérogénéité du domaine de l’architecture est patente dans les deux cas, même si c’est le mot ‘architecte’ qui réunit le tout chez Vitruve ou le mot ‘discipline architecturale’ chez Alain Renier.
La « discipline architecture », comme on dit parfois ces temps-ci, se trouve donc dans les deux cas à la croisée - c’est peut-être le meilleur mot que ce mot de « croisée » comme on dit croisé des chemins - d’une multiplicité de domaines, de champs, de pratiques tels que, justement, il convient de s’interroger sur le sens que peut avoir cette expression compte tenu d’une telle hétérogénéité. Qu’il s’agisse du temps de Vitruve ou du nôtre, l’hétérogénéité du domaine paraît bien consubstantielle à l’architecture.
Et c’est bien cette hétérogénéité qui travaille, à le lire de près, le texte d’Alain Rénier auquel je me réfère, dans lequel il félicite l’auteur d’avoir associé pratique de chercheur, pratique d’enseignant et pratique d’architecte. Ce ne serait pas, selon moi, rendre hommage au chercheur que fut Alain Rénier que de ne pas pointer, selon les règles même de la loyauté scientifique, à côté des accords certains qui nous ont rapprochés dans le champ de l’architecture, non moins les différences que je peux voir dans le rapprochement de nos travaux scientifiques.
Et d’abord ce mot « scientifique » qui de nos jours peut faire peur est porteur d’accord. Georges Canguilhem disait qu’il n’y a de connaissance que scientifique. Le caractère mitigé d’art et de science qui caractérise l’architecture (« l’architecture est pour partie un art, écrit Hanrot, en ce qu’elle est mobilisée par la pratique ») suffit à nous faire comprendre que l’enjeu et la difficulté qu’il y a à parler de science dans ce champ soient renouvelés à peu près chaque jour. Or je tiens que l’architecture est un art et que la confusion entre art et science n’est bonne, je l’ai dit, ni pour l’art, ni pour la science.
Je pense donc qu’il y a là un problème à l’endroit de l’expression de « discipline de connaissance » qu’est supposé être l’architecture et à laquelle je considère non moins qu’Alain Renier qu’il nous faut travailler. Parle-t-on de connaissance ? L’art est-il une connaissance ? Quoiqu’il en soit, le mot « science » est sans doute un premier terme sur lequel je crois possible de rapprocher nos travaux. La question qui se pose toutefois est celle que je viens d’indiquer, à savoir la difficulté pour nous de tenir l’architecture pour un domaine unitaire en même temps que celle de ne pas la tenir pour un domaine unitaire. C’est cette difficulté que j’aimerais souligner ici.
Il est manifeste, à la lecture du texte en question d’Alain Renier, qu’il trouve satisfaction à l’ouvrage qu’il préface dans le fait qu’il y a pour lui convergence, chez l’auteur de l’ouvrage qu’il préface, entre le chercheur, l’enseignant et le praticien. Or ce sur quoi je souhaiterais attirer l’attention est qu’une telle convergence peut fort bien se trouver dans une personne, (je connais dans l’enseignement de l’architecture des praticiens qui sont chercheurs, des chercheurs qui sont enseignants et des enseignants qui sont praticiens même si de tels multi profils ne sont pas monnaie courante) mais que, pour autant, la distinction que je dirais épistémologique ne s’ensuit pas de la conjonction de plusieurs démarches chez une seule personne, (chez un sujet dirait le philosophe). Un chef d’orchestre peut être également pianiste, et même parfois le pianiste peut diriger l’orchestre, pour autant on ne confondra pas la direction d’orchestre avec la pratique du piano. Recherche, enseignement et pratique sont pour moi de la même manière, à distinguer, ne constituant pas une discipline en un sens épistémologique.
Si l’on peut suivre Alain Renier dans les louanges qu’il adresse à l’auteur du livre pour associer ces diverses activités, la crainte que j’ai est que l’on passe du sujet qu’est l’auteur aux objets dont il traite. Mon propos n’est pas ici de procéder à une relecture de l’ouvrage de Stéphane Hanrot (même si je suis souvent en désaccord avec ce qu’il développe), il est seulement de soulever ce problème de l’unité ou de la diversité de ce qui peut s’associer sous le terme de « discipline architecturale » qui soulève une question qui se pose à nous aujourd’hui, indépendamment de la réponse que l’on donne à cette question.
S’agissant d’Alain Renier il me semble qu’il donne une réponse explicite à la question lorsqu’il félicite Hanrot d’avoir « pu forger son métier d’enseignant sur les bases scientifiques de la recherche, tout en restant en phase avec son métier de concepteur et de maître d’oeuvre ». Toutefois la phrase suivante m’intéresse comme symptôme : « Ses trois pratiques professionnelles, celles d’enseignant, de chercheur et de bâtisseur se sont développées ainsi de manière conjuguée, sinon toujours en simultanéité du moins parfois en alternance. » Car dans cette phrase sont en balance « simultanéité » et « alternance », l’alternance apportant en quelque sorte un bémol à l’idée de simultanéité, ce qui est toute la question que je cherche à poser ici.
Ayant moi-même commencé à œuvrer pour une recherche architecturale au sein d’une agence d’architectes dans laquelle nous nous étions associés à plusieurs, je comprends bien cette conjonction de fait entre des activités de recherche d’enseignement et de pratique qui peut être visée. Il reste que si dans les années d’émergence d’une recherche architecturale en France dans les années 70, on peut comprendre que le contexte ait favorisé cette conjonction, les choses ont aujourd’hui avancé, tant du côté de la recherche, que de la pratique et de l’enseignement, et que je ne suis pas sûr que cette conjonction soit toujours possible. Naturellement chacun de nous en a envie. Et mon activité de chercheur ne m’interdit pas d’avoir des préférences artistique ou doctrinales en matière d’architecture. Mais en tant que chercheur je crois devoir m’interdire d’en faire part dans le cadre de la recherche et je tiens recherche et pratique pour profondément distinctes.
Une autre distinction que celle entre science et art qui concerne ladite discipline architecturale (terme que j’emploie parce qu’il est utilisé mais qui n’a pas pour moi de consistance épistémologique, mais seulement sociologique) est la distinction entre doctrine et théorie. Là encore, l’envie est le plus souvent qu’une théorie soit utile et qu’elle remplisse les fonction de la doctrine. C’est bien pourquoi il faut tant insister sur la distinction alors que, quotidiennement et spontanément, on les tient pour indistinctes, appelant doctrine ce qui est théorie ou l’inverse. Là encore je crois que tant la doctrine que la théorie ont à y perdre d’être confondues l’une avec l’autre et je suis pour la disjonction comme on sait.
Sur ce point encore je suis en parfait accord avec Alain Renier qui distinguant préceptes de la doctrine et concepts de la théorie. Comme le dit Hanrot « cette dualité apparemment simple à comprendre n’est pas toujours facile à mettre en œuvre » et il prend à ce propos le cas du Modulor de Le Corbusier en demandant pourquoi serait-il un ouvrage doctrinal et non théoricien ?, ajoutant que « le critère qui permettrait d’apprécier la part doctrinale et la part théorique d’une recherche serait fort utile pour établir les conditions de réutilisation des résultats d’une recherche ». On voit que la différence peut-être ténue même chez les chercheurs. Le mot « réutilisation » ici est significatis du problème qui existe, selon moi entre théorie et doctrine, qui est que, même si l’on est disposé à distinguer théorie et doctrine, c’est malgré tout dans l’idée que la théorie puisse présenter des possibilités de réutilisation, donc d’utilisation. Mais sur ce point la distinction entre théorie et doctrine partagée sans doute tant avec Hanrot qu’avec Renier ou d’autres – je pense à Bernard Huet – tient selon moi, justement, au caractère d’utilité qui grève la théorie de sa capacité à produire véritablement de la connaissance. Car la distinction essentielle selon moi est que la théorie vise la connaissance, tandis que la doctrine vise la pratique de l’architecte, lequel a besoin de se doter de principes pour concevoir les bâtiments. Ce sont là des objets différents.
Les objets de la théorie et de la doctrine sont parfaitement distincts. C’est en quoi les discours théorique et doctrinal sont à distinguer de façon radicale, et sans souci de justifier la visée de connaissance théorique par quelque utilité pratique. J’ai l’habitude d’évoquer à mes étudiants le cas de l’algèbre de Boole qui a permis les ordinateurs mais qui n’aurait probablement pas été inventée si le souci d’une utilité du genre de ce que nous permettent de faire les ordinateurs avait programmé la recherche du mathématicien. Tout ceci n’interdit pas éventuellement l’utlité pratique de la théorie, une fois celle-ci constituée, mais elle n’est pas visée comme telle, tandis que la doctrine se doit d’avoir un effet pratique escompté. (Pour ne prendre que le cas du Modulor il est clair que la visée de Le Corbusier est pratique, puisqu’il s’en sert. Mais une chose est de l’utiliser une autre d’en discerner l’aporie théorique comme je l’ai fait ailleurs).
Si l’on admet la distinction entre théorie et doctrine, comme le fait Renier, une autre distinction est à faire dont je voudrais parler maintenant. Dans mes balises épistémologiques, j’ai coutume de distinguer, outre le discours doctrinal et le discours théorique, le discours critique et le discours historique. Ce dernier n’est guère problématique en tant que tel, même s’il suppose beaucoup de travail et de discernement. Plus délicate est la distinction entre discours critique et discours théorique, qui compte tout autant pour cerner le théorique que la distinction entre théorie et doctrine dont j’ai parlé. C’est cette question à laquelle je vous propose maintenant de réfléchir en reprenant les éléments de la conférence que le volcan islandais ne m’a pas permis de faire. Pour réfléchir à cette distinction entre discours critique et théorique et naturellement doctrinal, je considèrerai ici le cas de la distinction venturienne bien connue entre « canard » et « hangar décoré ».


On connaît cette distinction venturienne : on a affaire à un canard « Quand les systèmes architecturaux d’espace, de structure et de programme sont submergés et déformés par une forme symbolique d’ensemble », on a affaire à un hangar décoré « Quand les systèmes d’espace et de structure sont directement au service du programme et que l’ornementation est appliquée indépendamment d’eux ». Robert Venturi écrit que « Le canard est un bâtiment particulier qui est un symbole ; le hangar écoré est un abri conventionnel sur lequel les symboles sont appliqués ». Comme illustration du genre de discours que j’appelle critique je renvoie à un récent – et excellent - article de Valéry Didelon, paru dans le dernier numéro de la revue Criticat. Mon propos est plutôt maintenant d’indiquer comme j’interprète théoriquement la distinction venturienne, c’est-à-dire en termes architecturologiques.
A-t-on affaire à des concepts avec cette distinction ? Je pense qu’il en est ainsi. Le discours de Venturi rejoint d’ailleurs d’une certaine façon la distinction que fait Viollet-le-Duc entre l’architecture grecque et la romaine. Mais Venturi dit très lucidement qu’il écrit en praticien. L’affaire du praticien est de choisir entre les deux cas de figure et il se range, naturellement, plutôt du côté du hangar décoré. L’article de Valéry Didelon montre comment aujourd’hui encore la distinction venturienne peut servir à examiner une lignée de hangar décorés, en passant par des œuvres de Sarfati, Nouvel, Fiszer, Fuksas, Herzog et Demeuron et d’autres, jusqu’à Portzamparc bien que celui-ci nous ait auparavant « plutôt habitués au canard ».
Ma lecture théorique peut s’illustrer par le texte que je superpose ici à ce dessin de hangar décoré. Là où est écrit originellement dans ce croquis « I am a monument », ce qui nous place en face du bâtiment dans l’espace architectural, je substituerai le texte « I am detached ». De ce fait nous ne sommes plus dans l’ordre d’un espace architectural perçu mais dans l’ordre d’un espace de conception. En termes architecturologiques je dirai que, là où le canard est le fait d’une surdétermination d’échelles (1/ échelle fonctionnelle car dans cet édifice on mange du canard 2/ échelle de visibilité car en voyant ce canard au bord de la route on voit qu’on y mange du canard), le hangar décoré est quant à lui le fait d’une juxtaposition d’objets correspondant distinctement aux deux échelles en question (1/ échelle fonctionnelle du hangar, 2/ échelle de visibilité du panneau). De sorte que le canard et le hangar décoré illustrent les deux concepts architecturologiques de surdétermination et de juxtaposition.
Or j’ai montré ailleurs que l’on pouvait distinguer des opérations de conception consistant en un passage d’une situation de surdétermination à une juxtaposition. Par exemple une fenêtre, classiquement, peut être considérée comme illustrant un cas de surdétermination dans la mesure où : 1) elle permet de regarder dehors : échelle de visibilité, 2) elle permet d’éclairer l’intérieur : échelle fonctionnelle. Lorsque Louis Kahn dessine une fenêtre de ce genre, il y a passage de surdétermination à juxtaposition. Qu’on peut écrire S ->J.

Or il en va de même avec le plan-libre de Le Corbusier : un mur, classiquement, contribue à la distribution des espaces en effectuant une séparation, en même temps qu’il porte le bâtiment : surdétermination d’échelle fonctionnelle et d’échelle technique. Le « plan libre » correspond lui aussi à un passage d’une situation de surdétermination à une juxtaposition, que je symbolise en écrivant S=>J. Ainsi, fenêtre de Kahn ou plan-libre de Le Corbusier, comme hangar décoré, relèvent de juxtaposition, l’opération de conception dans les trois cas pouvant s’écrire S=>J (moyennant un usage du vocabulaire théorique des échelles architecturologiques).
L’important à souligner ici est que fenêtre, plan et restaurant ont beau être des objets architecturaux de nature différentes, examinés dans l’espace architectural, des opérations identiques sont à l’œuvre dans leu conception, considérées dans ce que j’ai appelé l’espace de la conception.

Cette distinction entre espace architectural et espace de conception peut être représenté ainsi : dans l’espace architectural EA, les objets sont différents, mais les opérations de conception qui les ont produites dans l’espace de conception peuvent être identiques. On peut d’ailleurs envisager aussi bien que des objets identiques aient été conçus via des opérations différentes. Ceci est au fondement de la distinction entre espace architectural et espace de conception.
Une telle distinciton peut expliquer pourquoi des objets différents comme le sont la chapelle de la Sorbonne par l’architecte Nicolas Lemercier et Saint-Georges par l’architecte Nicolas Hawksmoor ont en commun d’associer dans leur plan, de façon ambiguë, schéma de croix latine et schéma de croix grecque, si du moins l’on suit les lectures respectives qu’en ont données l’historien J.-M. Pérouse de Montclos et l’architecte R. Venturi. Dans l’espace de conception, on a affaire dans les deux cas à une surdétermination permettant une superposition ambiguë. La chapelle de la Sorbonne se présente ainsi comme une croix latine si on entre par la place de la Sorbonne, et comme une croix grecque si on entre par la cour, comme l’indique Pérouse de Montclos. Saint-Georges exprime, selon Venturi, des « contrastes entre l’arrière, le devant et les côtés du plan en forme de croix latine et les deux axes orientés du plan en forme de croix grecque ». des opérations commune de l’espace de conception peuvent ainsi concerner des objets distincts de l’espace architectural.

Peut-être faudrait-il rajouter ici pour terminer (je n’ai pas eu la présence d’esprit de le faire en faisant l’exposé que relate ce texte) que les travaux d’Alain Renier ont plutôt été concernés par l’espace architectural et la complexité qui a lieu entre sa fragmentation et les segmentation introduites par la pratique tandis que l’espace de la conception constitue l’objet même de l’architecturologie. C’est dire à nouveau que selon moi l’architecture relève de disciplines diverses correspondant à des objets de recherche distincts.
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