Une aérogare d’une superficie de 75.000 mètres carrés, une piste d’atterrissage d’une longueur de 3.300 mètres, 32 hangars, 18 passerelles mécaniques, une tour de contrôle d’une hauteur de 85 mètres, ainsi qu'un parking pouvant accueillir 120 bus et 500 voitures.

Une capacité d’accueil s’élèvera, au départ, à 5 millions de passagers par an.

Tout en tenant compte de la possibilité de l’étendre progressivement à une capacité maximale de 20 millions de passagers par an.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat tuniso-turc, représenté du côté turc par la société TAV.
• Fiche signalétique :

Situation : La région du Centre Est entre Hergla et Enfidha
Surface : 6000 hectares
Capacité :
- 30 millions de passagers/an.
- 5 millions de passagers/an pour la première tranche
Coût de la 1 ère Tranche : 590 millions de Dinars
Coût des Etudes : 12 millions de Dinars
Etudes Architecturales :
- Aéroports de Paris
- Wassim Ben Mahmoud
Etudes Techniques :
- SCET Tunisie
- STUDI
Durée des Etudes : 16 mois
Date prévisionnelle de démarrage des travaux : 2005

• Aspect Architectural :

Le thème architectural principal choisi pour cet aéroport est la modernité.
En effet, étant un symbole et une fierté nationale tout doit refléter l’image de la Tunisie moderne.

Conçu en forme de carré retourné dont la pointe est dirigée vers les pistes d’atterrissage et en plus couvert d’une toiture légère reflétant un air futuriste sous forme d’ailes géantes. L’impression du voyageur serait : ce n’est pas un avion qui doit décoller mais c’est tout l’aéroport qui décolle!

Les façades extérieures montrent un détachement très net entre le niveau inférieur et celui des étages. Un détachement voulu et vitré permettra une lumière envahissante pour l’ensemble des espaces intérieurs.
Un grand patio est implanté au centre du bâtiment. Des jardins diversifiés sont implantés entre les aires pour avions et les salles d’embarquement.

Ces salles communiquent entre elles et facilitent l’accès aux espaces commerciaux et de restauration en attendant l’embarquement.

La tradition est omniprésente dans la construction et le décor intérieur. Réussissant ainsi un mélange savant entre tradition et modernité.
• Aspect stratégique :
L’aéroport jouit également d’un choix judicieux au niveau de son implantation. En effet, il est situé dans un carrefour desservant aussi bien les zones touristiques Hammamet – Nabeul - Sousse que les villes de Tunis, Sfax, Bizerte, Kairouan ou le Nord Ouest.
Tout est basé sur un réseau routier et autoroutier modernisé et évolutif.
Vers la fin de 2007, Medjez El Beb au gouvernorat de Béja sera relié à Sfax par l’autoroute A1 (L’extension jusqu’à Sfax de l’autoroute A1 débutera en 2005 ).

• Aspect Financier :
Vu l’importance d’un tel investissement, l’état Tunisien a pris la judicieuse décision de concéder l’exploitation pour Quarante ans aux investisseurs privés internationaux contre le financement de ce projet. Tout en insistant sur la protection du caractère écologique et esthétique de ce projet…
La Banque Rotshchild assiste l’état Tunisien dans les différentes phases de l’appel à la concurrence internationale.

Voici un petit historique de la gestation du projet :
Le dernier round de l’appel d’offres relatif à la concession durant quarante ans du nouvel aéroport d’Enfidha a été remporté par l’opérateur turc TAV. La concession porte sur la construction et l’exploitation de l’aéroport d’Enfidha et l’exploitation de l’aéroport de Monastir.
Le montant global est de 400 millions d'euros, selon le directeur de TAV, M. Haluk Bilgi. Sur les sept opérateurs ayant participé à l’appel d’offres, quatre étaient en finale, à savoir Aéroport de Nice (France), la canadienne SNC Lavelin, l'allemande Hochtief et l'émirati Mudabele.
L’entrée en activité de l’aéroport d’Enfidha est prévue pour 2009.
Le démarrage du chantier est prévu dans les semaines qui viennent.
L'aéroport a fait un effet d'entrainement : La Tunisie à Enfidha va avoir un circuit de Formule 1
C’est à Enfidha, ville dans laquelle sera édifié le nouvel aéroport, que le projet prendrait forme.
La Tunisie va-t-elle avoir un circuit de Formule 1 à l’instar de l’Italie, de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne, du Brésil, du Canada et tout récemment du Bahrein ?
En tous les cas, l’idée intéresse certains investisseurs, et les grandes écuries (Mc Laren, Ferrari, Peugeot, Renault...) auraient déjà dépêché des représentants pour voir le site.
C’est à Enfidha, ville dans laquelle sera édifié le nouvel aéroport, que le projet prendrait forme.
Il paraît même que les initiateurs de ce projet ont pris avec eux un échantillon de terre pour analyse.
Une surface de 250 hectares serait réservé à ce méga-projet.
Démarrage des travaux :
De source généralement bien informée nous avons appris que l’entreprise TAV, qui vient de remporter l’appel d’offres pour la construction de l’aéroport d’Enfidha, va sous-traiter une bonne partie des travaux auprès de la SOMATRA.
En effet, selon notre source, c’est la SOMATRA, entreprise de travaux publics, qui va réaliser les routes, ponts, pistes d’atterrissages et autres bâtiments pour un budget estimé à 250 millions de dinars tunisiens.
Ce choix n’est donc pas étonnant –même si ce n’est pas la seule raison- quand on sait que la SOMATRA a déjà réalisé, entre autres, l’aérogare de l’aéroport charter de Tunis-Carthage et qu’elle s’apprêterait à prendre la relève pour la réalisation du tronçon autoroutier d’El Jem-Sfax.
Archi Mag, Juillet 2007
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