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Dubaï est une ville
en plein boom, c'est une ville qui accapare
à elle seule tellement de chantiers
que n'importe quelle autre ville au monde.

Comment une seule ville peut-elle faire
pousser tellement de constructions dans
un même quartier ? Qu'est ce qui
la pousse à le faire ? C'est le
type de questions que l'on se pose en
la visitant.
Peu ou presque pas de villes à
notre connaissance ne sont capables à
faire un tel exploit ! Des cités
comme Pékin, Singapour, New York,
ou Las Vegas semblent être dépassées
par Dubaï. La nouvelle silhouette
de la ville qui est entrain de se dessiner
ressemble plus à un effet surréaliste,
tant il y a de grues sur les toits des
centaines de gratte ciels en construction.
Le bourdonnement des chantiers ne s'arrête
jamais, de jour et de nuit. Des équipes
se relaient sans cesse dans les travaux,
et se surpassent interminablement vers
le haut. Près de 300 gratte-ciels
sont entrain de se construire simultanément.
L'aéroport de Dubaï sert actuellement
de plateforme entre l'Asie, le Moyen Orient,
et l'Europe. On y entend toutes les langues
de la planète. Cet aéroport,
dont la pierre inaugurale de l'expansion
a été mise il y a quelques
semaines, et conçu par SOM, sera
le plus grand de la terre. Le plus haut
gratte-ciel du globe est en construction.
Les plus prestigieux hôtels du monde
s'y bousculent, comme le Borj el Arab,
qui a été construit dans
la mer !
L'avenue du Cheikh Zayed en est la parfaite
manifestation de ce qui se construit,
avec des centres commerciaux couverts,
ou on peut se promener et s'abriter de
la chaleur de l'extérieur avoisinant
les 50°c sous le soleil. On peut faire
du ski à l'intérieur, avec
les pentes et tout ce qu'il faut comme
uniformes et instructeurs.
L'un de ces centres commerciaux est décoré
avec des thèmes différents
: Tous les pays du monde y sont représentés
: L'Italie : Venise, Florence, la Chine,
l'Egypte, même pour nous tunisiens,
on peut y trouver
tout un quartier reproduisant un souk
de Sousse, avec les vendeurs de beignets,
et même la tour du ribat en arrière-plan.
Question de se retrouver chez soi.
Le plus haut gratte-ciel du monde est
entrain de se construire est en passe
de surpasser ceux de Kuala Lumpur. 141
étages sont prévus dans
l'édifice le plus haut du monde.
Ceci est très différent
du Dubaï du début du siècle,
concentrée autour de la Deira avec
son vieux souk, déjà cosmopolite,
rassemblant des commerçants de
l'Iran et d'Oman, concentrés autour
du quartier de Bastakia, avec les vieilles
maisons à " malkafs ",
vieilles tours de ventilation.
Les Emirats ont pu attirer des investisseurs
de tous les horizons. S'il est vrai que
le début de la richesse de ce pays
est dû au pétrole, ceux qui
font tourner l'économie actuellement
sont surtout les investissements étrangers.
Après le 11 septembre, des capitaux
arabes du Golfe sont venus ici pour faire
fructifier leur argent. Menacés
par le gel de leurs avoirs dans les bourses
américaines et européennes,
ces capitaux ont créé un
dopage extraordinaire, qui explique le
boom économique qu'est entrain
de vivre cette ville. Ce phénomène
est loin d'être ralenti, étant
donné la flambée des prix
du pétrole qui avoisinent les 70
dollars le baril. Les gratte-ciels de
Dubaï continuent de pousser avec
ardeur.

L'influence des pays du Golfe sur le reste
du monde arabe est entrain de s'agrandir.
Les stations télévisées
par satellite, les journaux, revues et
autres sont entrain de s'accaparer du
paysage médiatique arabe. Ces pays
restées pendant les années
80 et 90 comme simples consommateurs de
ce qui se produit dans le reste du monde,
sont devenues actuellement l'image même
du succès et de suprématie.
Le reste du monde arabe, Moyen Orient
et Maghreb, regardent ce qui se passe
au Golfe avec envoûtement. En effet,
les pays du golfe arabe sont en passe
de devenir la locomotive du reste des
pays. Un Eldorado architectural est entrain
d'y prendre forme, et beaucoup de jeunes
architectes tunisiens sont entrain de
s'y installer.
Commentaire : Mohamed Sadok CHAIEB
Photos : Hatem MILADI.
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