Les villes durables au Maghreb et en Méditerranée : enjeux scientifiques et enjeux opérationnels
du 29 au 31 janvier 2010, Tunis
Journées d’étude organisées par l’IRMC (Tunis),
avec le partenariat scientifique du CEDEJ (Le Caire) et le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations
(Institut CDC pour la Recherche et CDC Europe et International),
de l’Agence Française de Développement
et de l’Agence Universitaire de la Francophonie

Vendredi 29 janvier 2010
9h-9h30 : Accueil des participants par
- Pierre-Noël Denieuil, directeur de l’IRMC
- Marc Lavergne, directeur du CEDEJ
- Isabelle Laudier, responsable de l’Institut CDC pour la Recherche et Pascale
Chabrillat, conseillère développement international à la direction générale Service
des affaires européenne et internationales
- Roger Goudiard, directeur de l’AFD à Tunis
- Abderrahmane Lellou, vice-recteur de l’AUF.
9h30- 10h : Introduction : Pierre-Arnaud Barthel (CEDEJ, Le Caire) et Lamia Zaki (IRMC,
Tunis)
10h-10h15 : pause-café
10h15-12h30
Atelier 1
Faire la preuve du durable en architecture et en urbanisme au sud de la Méditerranée : inventer son propre modèle ?
L’apparition de projets d’éco-quartiers au sud de la Méditerranée relève-t-elle de la réimposition de modèles et de « bonnes pratiques » expérimentés au Nord ou illustre-t-elle au contraire l’invention de modèles spécifiques et d’un nouvel urbanisme propre au monde arabe ? Existe-t-il des lieux de référence au sein du monde méditerranéen et arabe (ex. Masdar à Abu Dhabi) qui forgeraient un modèle spécifique de quartiers durables, de la même manière que les quartiers durables en Europe se sont forgés depuis les années 1980 en référence à des
pérations pionnières (à Malmö, Fribourg, Hanovre…) ? Concernant l’architecture dite durable et l’éco-construction et l’éco-planification, quels sont les acteurs qui « portent » les premières initiatives sur la rive sud de la Méditerranée ? Comment se fait l’incorporation /
traduction / appropriation de normes, des certifications (HQE, LEED…) et des nouvelles expertises (génie végétal, bioclimatique, énergie) en fonction des contextes locaux ? Que produit l’interdisciplinarité attendue dans la conception des projets ? Comment experts nationaux et experts internationaux travaillent-ils ensemble ?
Rapporteur : Pierre-Arnaud Barthel (CEDEJ)
Modérateur : Michel Peraldi (CJB, Rabat)
Françoise Hélène Jourda (architecte et urbaniste, Paris, JAP) : Premières expériences des quartiers durables au Maroc
Taoufik Souami (Université Paris Est, Institut français d’Urbanisme) : Les villes des Sud face un modèle nord-européen des quartiers durables
Habib Debs (Urbi consultants, Beirut), Expérimentations d’urbanisme durable : présentations de projets au Caire, au Liban et dans la péninsule arabique
Serge Salat (architecte, urbaniste, CSTB) Constitution, configuration et composition de villes en transition : quelle morphologie urbaine durable pour le sud de la Méditerranée entre l’espace islamique traditionnel, la ville européenne et la modernité internationale ?
11h30-12h30 : Discussion
14h-18h 30 : les ateliers 2 et 3 se tiendront en parallèle
Atelier 2
Refaire la ville (habitat social / réhabilitation / patrimoine) et développement durable : une tautologie ?
L’atelier vise à montrer de quelle manière la notion de durabilité transforme (ou pas) les politiques déjà bien rodées d’intervention dans l’informel et les tissus médinaux au Maghreb et au Moyen-Orient. La labellisation « DD » modifie-t-elle les actions sur ces quartiers, ainsi
que la réflexion urbanistique ? Comment se pose-t-elle au plan social et économique ? Dans quelle mesure l’apparition de nouveaux métiers du « développement social » transforme-t-elle les logiques d’action dans le champ des politiques de résorption des bidonvilles ou de
requalification des médinas ? La régénération urbaine est-elle un champ opérationnel et un mode d’action publique privilégié pour des expérimentations visant l’amélioration du bâti existant ? Quelle durabilité est convoquée à l’appui du renouvellement urbain ? (un temps
d’harmonie mythifiée à retrouver ? une communauté à préserver ?)
Rapporteur : Isabelle Laudier (CDC)
Modérateur : Marc Lavergne (CEDEJ, Le Caire)
Madani Safar Zitoun (sociologue, Université d’Alger), Les quartiers marginaux à l’épreuve du développement durable : quelques leçons d’expérimentation et de mise en oeuvre de projets participatifs en milieu urbain algérien.
Myriam Ababsa (géographe, IFPO, Amman) L’évolution des politiques de réhabilitation urbaine et de logement social en Jordanie (1965-2009)
Mohammed Boukhaffa, (Holding Al Ormane, Rabat) : Habitat social et développement durable au Maroc (sous réserve)
Fathi Mansouri (Agence de Rénovation et de Réhabilitation Urbaines, Tunis) : La Réhabilitation Urbaine, contribution à la promotion de la ville durable : l’expérience Tunisienne
15h30-16h : pause-café
Mina Saïdi Sharouz (architecte, géographe, observatoire Urbain de Téhéran, IFRI), Sur les traces de la ville durable, exemple de l’intervention publique dans les quartiers anciens de Téhéran
Galila El Kadi (architecte et urbaniste, directrice de recherche à l’IRD, Paris) : Les contradictions de la régénération urbaine en Egypte, le cas du Caire.
Zoubeïr Mouhli (architecte et urbaniste, Association de Sauvegarde de la Médina, Tunis) : Intervenir en médina à l’heure du développement durable. Le cas de Tunis
17h-18h30 : discussion
Atelier 3
Rendre possible une ville durable : Changements d’échelle, outils et planification territoriale
Quels débats l’injonction de la ville durable ouvre-t-elle en terme de planification territoriale ? Quels nouveaux outils se mettent en place pour passer de l’échelle du projet urbain (quartier, zone) à celle de la ville, voire de l’agglomération ? Quelles ruptures peuvent s’analyser dans la manière de projeter la ville entre l’idée de la durabilité et ses traductions urbanistiques (densité, formes urbaines, paysages, trames, réseaux), mais aussi politiques ?
Rapporteur : François Burgat (IFPO, Beirut)
Modérateur : Mohamed Haddar (Université Tunis Al Manar) (à confirmer)
Victor Saïd (architecte-urbaniste, IAU-IDF, Paris) Planification territoriale entre hier et aujourd’hui : le cas du Grand Casablanca
Julien Le Tellier (Plan Bleu). Les villes méditerranéennes à travers leurs mouvements.
Quelles articulations entre planification territoriale et organisation des transports face aux nouvelles donnes énergétique et climatique ?
Berry-Chikhaoui Isabelle (géographe, Université Montpellier III) et Haouès-Jouve Sinda (géographe, Université Toulouse Le Mirail) : La petite fabrique du développement urbain durable à Marrakech : effets de contexte, interprétations et construction de l’Agenda 21
local.
André Donzel (CNRS-Lames, Aix-en-Provence). Régulation foncière et développement urbain : Convergences et divergences en Méditerranée
Jean-Luc Piermay (Université de Strasbourg) : Compatibilité en débat entre des politiques à l'oeuvre au Maroc et les injonctions au développement durable formulées à l'échelle internationale
Aziz Iraki (géographe, INAU, Rabat). Injonctions de la ville durable, gouvernance urbaine et planification territoriale : le cas de Casablanca
Samedi 30 janvier 2009
9h-12h 30 : les ateliers 4 et 5 se tiendront en parallèle.
Atelier 4
Gouvernement des villes au sud de la Méditerranée. Mise à l’agenda du durable et mutation des pratiques professionnelles
La mise à l’agenda du durable dans le gouvernement urbain au sud sera interrogée à travers un panel de plusieurs pays et villes. Ces exemples permettront de saisir comment la question de la durabilité des villes est intégrée dans la décision publique : comment les enjeux de
durabilité se diffusent-ils à travers des débats, des expérimentations, des lois, des politiques cadres ? Quels acteurs s’en font les relais (bailleurs de fonds qui conditionnent leurs aides au respect de critères/indicateurs de développement durable, associations écologiques, collectifs d’habitants, élus, etc.) ? Comment passe-t-on du discours sur le développement durable à sa mise en pratique ? Dans quelle mesure la durabilité transforme-t-elle les temporalités et les territoires des politiques urbaines ? Quels sont les territoires prioritaires qui sont désignés par des actions labellisées « développement durable » ? La mise en pratique du développement durable transforme-t-elle par ailleurs les manières de travailler et les compétences professionnelles au sein de la puissance publique : s’agit-il d’un vecteur de décentralisation, transversalité des actions ministérielles ?
Rapporteur : Lamia Zaki (IRMC)
Modérateur : Franck Caro (ANRU) (à confirmer)
Valérie Clerc (architecte et urbaniste, IFPO, Damas) Développement urbain durable et logement à Damas : équilibres et contradictions des réformes
Pascale Philifert (Université Paris Ouest) : Développement durable et stratégies d’aménagement au Maroc : principes, traductions et contradictions
Hicham Berra (ADS, Rabat) : La mise à l’agenda du développement social dans les politiques urbaines au Maroc
Marc Lavergne (CEDEJ, Le Caire) Les villes du Golfe sont-elles des villes durables ?
Olivier Toutain (urbaniste, Rabat) Les défis de la stratégie nationale de développement urbain au Maroc
10h30-10h45 : Pause-café
Jean-François Pérouse (Université de Galatasaray, Istanbul). Formes de domestication de l’impératif du développement durable à Istanbul par le système local de la gouvernance : nouveaux discours, nouveaux acteurs/nouvelles ressources et nouvelles manières ?
Serge Yazigi (architecte-urbaniste, directeur de MAJAL, Université Alba, Beyrouth). Les voies du développement durable au Liban
11h30-12h30 : Discussion
9h-12h30
Atelier 5
Energie, services urbains et entreprises à l’épreuve de la ville durable : la triple épreuve de la qualité, de la performance et de l’équité
Cet atelier s’intéresse à la manière dont les politiques de services urbains évoluent, autour de la mise en place de labels, de démarches qualité client. Derrière cette rhétorique, il s’agit notamment de voir dans quelle mesure l’équité de l’accès au service constitue une priorité des villes du sud de la Méditerranée.
Rapporteur : Anne Odic (AFD)
Modérateur : Zoubeir Chattou (ENA, Meknès)
Claude de Miras (économiste, IRD, Paris). Un exemple de gouvernance urbaine dans le contexte d’un pays à revenu intermédiaire. L’émergence au Maroc d’un service essentiel : l’Hygiène et la Salubrité Publiques.
Safaa Monqid (sociologue, CEDEJ, Le Caire). Villes arabes et développement durable : la gestion des déchets en question
Eric Verdeil (géographe, CNRS, Université de Lyon). Libéralisation, décentralisation et développement urbain durable : stratégies jordaniennes face à la dépendance énergétique.
Daniel Labaronne (économiste, Université Montesquieu Bordeaux IV) : Mise en oeuvre par les entreprises de stratégies de RSE et de DD et impacts urbains, cas de l’entreprise portuaire de Bejaia
Lamine Kadi (Université de Mostaganem) (à confirmer).
Dominique Lorrain (EHSS et Chaire Ville Sciences Po) (à confirmer).
Alia Gana (sociologue, Université Paris Ouest) : Les interactions villes/campagnes au Maghreb et en Méditerranée : nouvelles problématiques et nouvelles approches dans le contexte du développement durable ?
14h30-16h30
Table ronde
Le projet Taparura à Sfax, une expérience pionnière. Comment rendre un projet durable ?
Morched Chabbi (urbaniste, Tunis) : rapporteur et animateur
Riadh Hentati (PDG du projet Taparura ; société Taparura)
Henda Gafsi (urbaniste, Tunis) Taparura, un environnement pénalisant : les conditions de la mise en cohérence avec la ville
Jellal Abdelkafi (urbaniste, Tunis)
Ali Bennasr (Université de Sfax)
Fathi Rekik (Université de Sfax)
Mohsen Dhieb (Université de Sfax)
16h30-16h45 : pause-café
16h45-18h : Synthèse des ateliers par les rapporteurs et propos de clôture de Pierre-Noël
Denieuil, Roger Goudiard et Isabelle Laudier.
Dimanche 31 janvier 2009
9h-12h : Visite de terrain : le Lac de Tunis, projet environnemental, projet urbain
Les intervenants
Myriam Ababsa est géographe et chercheur à l’Institut français du Proche-Orient (IFPOAmman). Elle mène actuellement des recherches sur les politiques de logement social en Jordanie dans le cadre de deux programmes financés par l’Agence nationale de la recherche (ANR). Parmi ses dernières publications, figurent notamment : Raqqa : territorialités et pratiques spatiales d’une ville syrienne (Beyrouth, IFPO, 2009) et Amman. De pierre et de paix (Paris, Autrement, 2007).
Ali Bennasr est maître de conférence en géographie à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Sfax. Ses recherches portent sur l’urbanisation de Sfax et de sa région, et notamment sur l’organisation du tissu industriel de la ville. Il a participé et encadré de nombreux programmes de recherche (sur les risques et vulnérabilités liés à l’étalement urbain, sur les inégalités environnementales et l’efficacité énergétique). Il a récemment publié « Gestion publique de l’eau potable, développement urbain durable et Majel-s à Sfax en
Tunisie » (avec Eric Verdeil), Flux, n° 76-77, 2009.
Isabelle Berry-Chikhaoui est rattachée au Laboratoire ART-Dev (Acteurs, ressources et territoires dans le développement) FRE 3027 CNRS/université Montpellier III. Maître de conférences, elle enseigne la géographie à Montpellier et est responsable d’un Master professionnel d’urbanisme (« les Territoires de l’urbain : aménagement et conduite de projet »). Ses premières recherches en géographie sociale interrogent la notion de citadinité, à partir de terrains d’abord tunisois, puis de manière plus théorique et générale. Elle s’intéresse à la prise en compte des citadins dans la co-fabrique de la ville dans le monde arabe et aux effets sociaux des politiques urbaines en particulier dans des contextes d’internationalisation de la ville. Elle interroge aussi les politiques publiques se prévalant du développement durable, et a creusé cette question, en collaboration avec Sinda Haouès-Jouve, à travers l’exemple de la mise en place d’un Agenda 21 local au Maroc.
Sociologue et urbaniste, Morched Chabbi a été chargé d'études au sein de l'Association Sauvegarde de la Médina de Tunis (1970-1975), chargé d'études puis directeur des études et de la planification au District de Tunis (1975-1982), chargé de cours-invité à l'institut universitaire d’études du développement (I.U.E.D.) à Genève (1982-1984), puis Directeur des études et de la planification au District de Tunis (1984-1991). Depuis 1991, il est Directeur du bureau d'études privé URBACONSULT. Il a élaboré ou coordonné de nombreuses études d’urbanisme, d’habitat et d’environnement dont le SDA du grand Tunis 2021 et le SDA du grand Sousse. Chercheur associé au laboratoire CITERES (Tours), il a publié depuis 1975 dans des revues scientifiques et des ouvrages collectifs une quarantaine d’articles sur l’urbain en Tunisie et au Maghreb. Il a été membre correspondant des revues Urbanisme (Paris 1982- 1986), International journal of urban and regional research (Londres 1987-1997) et de la revue Espace et Société (Paris 2004 à ce jour).
Valérie Clerc, architecte et docteur en urbanisme, est actuellement chercheur à l’Institut français du proche-Orient (IFPO) où elle dirige l’Observatoire urbain du Proche-Orient. Ses travaux portent sur les quartiers informels, les marchés fonciers, l’habitat précaire et les
pratiques de l’urbanisme dans les villes du Sud. Elle mène actuellement des recherches sur le Liban, le Cambodge et la Syrie. Elle a notamment publié avec V. Rachmulh Les marchés fonciers et immobiliers des quartiers informels à Phnom Penh (Paris, ministère des Affaires étrangères, GRET, 2008 ) et Les quartiers irréguliers de Beyrouth, une histoire des enjeux fonciers et urbanistiques de la banlieue sud (Beyrouth, IFPO, 2008).
Architecte-urbaniste, Habib Debs, après une longue expérience en France, a fondé en 1991 à Paris et à Beyrouth l’agence URBI, responsable notamment de projets au Liban, en Egypte, en Arabie saoudite, et en France. Après avoir travaillé pour la compagnie Solidere en charge de
la reconstruction du centre-ville de Beyrouth, Habib Debs est plus récemment l’urbaniste principal d’un des secteurs de l’éco-quartier Eastown au Caire et d’un grand projet à Jeddah. Il est l’un des premiers professionnels à expérimenter l’éco-urbanisme dans le Moyen-Orient.
Militant, il est aussi engagé dans la défense des paysages urbains et non bâtis au Liban.
André Donzel est docteur en sociologie de l’Université de Provence et Chargé de recherche au CNRS. Il travaille actuellement au Laboratoire Méditerranéen des Sociologie dans le cadre de la Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme à Aix-en-Provence. Ses recherches portent sur l’analyse des processus de développement urbain en Europe et en Méditerranée. Il a contribué sur ce thème à plusieurs publications, notamment à partir du cas de Marseille.
Galila El Kadi est architecte-urbaniste, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Elle a travaillé sur l’urbanisation spontanée au Caire et s’intéresse aujourd’hui aux processus de patrimonialisation dans les pays de la Méditerranée du Sud. Elle a notamment coordonnée le programme européen HERCOMANES (2000-2005) qui a pour objectif d’améliorer la sauvegarde des villes et des quartiers créés à la fin XIXe et au début du XXe siècle au Caire et à Alep. Parmi ses publications, on peut citer : Inventer le patrimoine moderne dans les villes du Sud (en codirection avec A. Ouallet et D. Couret) (Autrepart n°33, 2005).
Diplômée de l’Institut d’urbanisme de Paris et de l’Institut de géographie de Paris I, Henda Gafsi a été chargée d’études puis directrice du contrôle de l’urbanisation du District de Tunis jusqu’en 1990. Elle a ensuite été chargée de mission auprès du ministre du développement
économique, participant à la préparation des 8ème et 9ème Plans de développement économique et social. Consultante indépendante depuis 1996, elle a notamment été consultante auprès de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) dans le cadre d’un projet de définition de stratégies pour un tourisme durable dans les pays méditerranéens. Elle a également réalisé pour la GTZ une histoire de la situation de l’environnement ainsi qu’un rapport sur les villes durables en Tunisie. Elle est consultante en urbanisme et environnement sur le projet Taparura de réhabilitation de la côte Nord de la Ville de Sfax (DHV, SCET Tunisie, Société d’étude et d’aménagement des côtes Nord de la ville de Sfax).
Alia Gana est sociologue et directrice de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur les mutations des mondes et des espaces ruraux ainsi que sur la gestion des ressources en eau, sous l’angle des dispositifs institutionnels de gestion mais aussi sous celui des pratiques des usagers
de l’eau agricole et domestique. Parmi ses publications ses plus récentes, on peut citer : « Nouvelles proximités entre consommateurs et producteurs : une repaysannisation des pratiques agricoles? » (avec E. Buhler et M. Streith) (Actes du Colloque International « Alimentation, environnement et santé : l’actualité de l’oeuvre et de la pensée de Josué de Castro », janvier 2009, Paris, Université de Paris 8).
Diplômé de l’Ecole nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT), Riadh Hentati a exercé pendant près de 20 ans au Ministère de l’équipement d’abord en tant qu’ingénieur principal chef de projets d’infrastructure à la Direction générale des ponts et chaussées, ensuite en tant que Directeur régional dans plusieurs gouvernorats. A ce titre, il a dirigé plusieurs projets réalisés par le Ministère de l’équipement et de l’habitat, contrôlé et dépouillé les offres de plusieurs chantiers dans le domaine des infrastructures de transports et en particulier les projets routiers, autoroutiers et ouvrages d’art. Depuis août 2004, il est Président directeur général de la Société d’études et d’aménagement des côtes nord de la ville de Sfax qui a pour objectif l’assainissement du site de Taparura.
Aziz Iraki est géographe et Professeur à l’Institut national d’aménagement et d’urbanisme (INAU) de Rabat. Il a participé à plusieurs programmes de recherche sur la gouvernance urbaine et le développement durable. Il a également été consultant auprès d’organisations internationales (PNUD, UNICEF, USAID) et nationales (DGCL, DAT) pour l’élaboration de guides de la planification stratégique. Il a notamment publié Des notables du Makhzen à l’épreuve de la « gouvernance » : élites locales, territoires, gestion urbaine et développement (L’Harmattan, 2003) et codirigé avec Julien Letellier Habitat social au Maghreb et au Sénégal. Gouvernance urbaine et participation en questions (L’Harmattan, 2009).
Architecte, Françoise-Hélène Jourda, a orienté son travail dès les années 1980 vers une architecture environnementale, dénommée alors « architecture solaire » ou « écologique », dont les pays nordiques et germaniques sont les précurseurs. Exerçant aujourd’hui au sein de
son agence parisienne JAP (Jourda Architectes Paris), elle a construit dernièrement à Saint- Denis le premier immeuble à énergie passive construit en France. Françoise-Hélène Jourda a aussi créé « EO.CITE » une société de conseil en architecture et urbanisme qui a pour vocation d’accompagner tous les acteurs du projet (maîtres d’ouvrage, élus citoyens) sur la voie développement durable. Elle a également été en charge de missions de conseil auprès du cabinet ministériel de Jean-Louis Borloo et est membre du comité d’experts de l’Observatoire de la ville. En 2007, Françoise-Hélène Jourda est nominée au Global Award for Sustainable Architecture (Prix international d’architecture durable). En juillet 2009, elle est faite chevalier dans l'ordre de la légion d'honneur. http://www.jourda-architectes.com/
Directeur de recherche au CNRS, Marc Lavergne dirige depuis 2008 le Centre d’Etudes et de Documentation Economiques, Juridiques et Sociales (Le Caire/Khartoum). Spécialiste du du Soudan, il a été en 2006 coordinateur du groupe d’experts du Conseil de Sécurité de l’ONU pour le Soudan et conseiller juridique et politique en 2002 de la « Joint Military Commission » chargée de l’application du cessez-le-feu dans les monts Nouba (Soudan). Il a également été consultant de Médecins sans Frontières au Darfour en 2004. Ses travaux actuels portent entre autres sur les Emirats arabes unis. Parmi ses dernières publications, on peut citer : « Dubai utile ou futile ? Portrait d’une ville rêvée à l’heure de la crise », Revue Hérodote (n°133, 2009).
Julien Le Tellier est géographe, chargé de mission du Plan Bleu. Il a réalisé plusieurs études sur l’habitat social, l’accès aux services essentiels, les politiques publiques et la gouvernance urbaine dans les pays du Sud, notamment au Maghreb et en particulier dans les grandes villes marocaines. Suite à une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès du Plan Bleu pour la mise en oeuvre du programme d’étude sur les mobilités urbaines au regard du développement durable dans les agglomérations méditerranéennes du Sud et de l’Est, il poursuit ses activités dans le domaine de la prospective et l’analyse territoriales. Il est notamment coauteur de l’ouvrage Gouvernance urbaine et accès à l’eau potable au Maroc. Partenariat Public Privé à Casablanca et Tanger-Tétouan (L’Harmattan, 2005) et coéditeur scientifique de l’ouvrage collectif Habitat social au Maghreb et au Sénégal. Gouvernance urbaine et participation en questions (L’Harmattan, 2009).
Safaa Monqid est sociologue et professeur certifié d’arabe. Ses travaux de recherche portent sur le genre, les villes et le développement durable. Elle est actuellement chercheur au centre d’Etudes et de Documentation Economiques, Juridiques et Sociales (CEJEJ) au Caire. Elle
coordonne au CEDEJ un programme de recherche sur la gestion des déchets qui s’intéresse à aux mobilisations des professionnels du secteur et à leurs conditions de travail, mais aussi aux représentations et au rôle des habitants par rapport à cette question (http://cedejeg.org/spip.php?article66). Dans le cadre de cette recherche, un article sur « La gestion des déchets dans les villes arabes » est à paraître dans la revue Insaniyat.
Zoubeïr Mouhli est architecte-urbaniste. Depuis 2000, directeur adjoint à l’Association de sauvegarde de la médina de Tunis (ASM), il est responsable de plusieurs projets de réaménagement et de restauration de bâtiments de la capitale. Il a participé à différents programmes euro-méditerranéens de recherche, et est l’auteur de nombreuses publications, dont en 2007 avec Justin Mc Guiness, un ouvrage intitulé Tunis 1800-1950. Portrait architectural et urbain (Tunis, ASM).
Jean-François Pérouse est géographe, maître de conférence à l’Université Toulouse II, délégué auprès de l’Université Galatasaray (Turquie) depuis 2006. Il est chercheur associé à l’Institut français d’études anatoliennes (IFEA), en charge de l’Observatoire urbain d’Istanbul. Il a notamment publié avec T. Coanus Villes et risques. Regards croisés sur quelques cités « en danger » (Paris, Economica, 2007).
Pascale Philifert est géographe-urbaniste, maître de conférences à l’Université Paris Ouest Nanterre, responsable du Master « Aménagement, urbanisme et durabilité des territoires » et membre de l’équipe Mosaiques/UMR LOUEST. Elle travaille actuellement sur la recomposition des systèmes d’acteurs en aménagement et sur les valeurs, pratiques et compétences des professionnels de l’urbanisme au Maroc et en France, confrontés aux nouveaux processus d’action publique. Elle a participé à la recherche : « Le développement durable : un concept planétaire au risque de dynamiques urbaines maghrébine et sahélienne » (Maroc – Burkina Faso) », dirigée par L. Pierre (IUP, Paris 12), qui s’inscrit dans le programme Politiques territoriales et développement durable (PUCA, Ministère de l’écologie et du Développement durable), 2005- 2007. Actuellement, elle est responsable de la recherche: « De la co-production des espaces bâtis à celle d’un agenda 21 : expériences croisées Nanterre-Rome », Programme PIR-Ville Environnement (CNRS), 2008-2010. Par ailleurs, et jusqu’en 2000, elle a été chargée d’études à l’IAURIF et dans des bureaux d’études privés ainsi qu’à la mairie d’Argenteuil.
Jean-Luc Piermay est Professeur à l’Université de Strasbourg, membre du laboratoire « Systèmes géographiques complexes : frontières, discontinuités, limites » et membre associé du « Laboratoire de Géographie comparée des Nords et des Suds » (Université Paris Ouest Nanterre). Il a travaillé sur la question foncière dans les villes d’Afrique centrale, sur la gestion foncière en Afrique australe (Namibie), sur l’invention de la ville au Sénégal, et travaille aujourd’hui dans le cadre d’un programme de l’IRD et d’une ANR sur les transformations productives à l’oeuvre au Maroc. Il a aussi travaillé sur la question des frontières et sur des questions d’aménagement en France et dirigé pendant 12 ans un DESS puis un Master d’aménagement et développement local. Parmi ses publications : Citadins et quête du sol dans les villes d’Afrique Centrale (Paris, L’Harmattan, 1993), Villes et frontières (avec B. Reitel, P. Zander et J-P. Renard) (Economica, Paris, 2002) , La ville sénégalaise, une invention aux frontières du monde (ed.) (Karthala, Paris, 2007).
Architecte DPLG, Urbaniste DIUP, Victor Said travaille à l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Ile-de-France (IAURIF). Il est également conférencier à l’Université Marne La Vallée. Il a piloté récemment le schéma de référence stratégique du littoral de Casablanca et est le responsable actuel d’une étude sur « Ville et changement climatique » sur un panel de métropoles méditerranéennes (Tunis, Casablanca, Alexandrie et Beyrouth). Il est l’auteur de nombreuses études et articles. http://www.iaurif.org/
Mina Saïdi est architecte, et termine une thèse en géographie urbaine sur les pratiques des espaces publics par les femmes à Téhéran à l’Université de Paris X- Nanterre. Elle est chercheur et responsable de l’Observatoire Urbain de Téhéran et des Villes d’Iran (OUTI) au
sein de l’Institut français de recherches en Iran (IFRI) depuis 2004. Elle a notamment publié avec F. Richy La sécurité foncière et la restructuration urbaine dans les quartiers spontanés de l’Afrique Sub-saharienne (Paris, Publication du MAE, 1992) ; « Entre le "tout voiture" et le transport en commun, Téhéran hésite et invente », Revue d'Urbanisme (juin 2004) ; « Beryanak, un quartier vert, solidaire et vivant » est à paraître en 2010 dans Les Cahiers de la rénovation.
Architecte de formation, Olivier Toutain a plus de 20 ans d’expérience en tant qu’urbaniste puis consultant sur les questions de développement urbain. Au Maroc, où il a réalisé une grande partie de sa carrière professionnelle, il a contribué à de nombreux travaux et études dans les domaines de la planification urbaine, de l’habitat et du développement local. Il a développé en parallèle une expertise internationale en occupant notamment le poste de chef de projet du Schéma directeur d’urbanisme de la ville de Bangalore en Inde. Il a également contribué à plusieurs consultations pour le compte de bailleurs de fonds ou d’organismes internationaux ainsi qu'à plusieurs programmes de recherches.
Madani Safar Zitoun est Professeur des Universités en sociologie urbaine au Département de sociologie de l’Université d’Alger et Directeur de recherche associé au CREAD (Centre de Recherches Appliquées pour le Développement) à Alger. Il est également membre du conseil scientifique du CRASC (Centre de Recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle) d’Oran et membre du comité de rédaction de la revue Insaniyat (Oran). Ses recherches portent principalement sur l’analyse sociologique de la société algéroise et de la ville d’Alger. Outre ses travaux académiques, il bénéficie d’une importante expérience de consultance, notamment pour des bailleurs de fonds internationaux (Banque Mondiale, GTZ, FNUAP, PRUD).
Polytechnicien, docteur en économie et énarque, Serge Salat est également architecte et termine aujourd’hui une thèse de doctorat d’histoire de l’art à l’EHESS. Le laboratoire des morphologies urbaines qu’il a créé et qu’il dirige au CSTB s’attache à définir une métrique permettant de mesurer les flux environnementaux, énergétiques et humains en fonction des formes et de l’organisation de la ville. Le Laboratoire a étudié l’efficience énergétique et les réseaux de rues des tissus urbains de très nombreuses villes : Paris, Turin, Barcelone, Tolède,
Chandigarh, Brasilia, Hong Kong, Canton, Shanghai, Tokyo, Kyoto. Serge Salat a dirigé des projets de création de villes durables en Chine, à Tianjin et Hu Lu Dao, a publié de nombreux articles scientifiques sur les villes et l’architecture durable, et a écrit et dirigé le guide officiel du gouvernement chinois : The Sustainable Design Handbook – China. Il travaille avec l’AFD et l’APUR à des études d’efficience énergétique et environnementale de la ville de Rabat à partir d’une approche de morphologie urbaine.
Taoufik Souami est maître de conférences à l’Institut Français d’Urbanisme. Il travaille sur les effets du développement durable en urbanisme à travers des recherches. Il contribue comme expert à des opérations urbaines « durables » en France. Il a notamment écrit :
Ecoquartiers, secrets de fabrication. Analyse critique d’exemples européens (Paris, Les Carnets de L’info, 2009), et Villes rêvées, villes durables ?, (Paris, Gallimard, 2009).
Chargé de recherches CNRS à Lyon au laboratoire Environnement Ville Société, Eric Verdeil enseigne à l’Institut d’urbanisme de l’Université Lumière Lyon 2. Il a précédemment travaillé à l’Institut français du Proche-Orient (IFPO) à Beyrouth. Géographe et urbaniste de formation, ses travaux portent sur les politiques urbaines au Moyen-Orient. Il a travaillé en particulier sur la reconstruction du Liban et de Beyrouth. Aujourd’hui, ses recherches portent sur le développement urbain durable, notamment au Liban, en Jordanie et en Tunisie, avec un souci comparatif nord-sud. Il a notamment publié Expertises nomades (Géocarrefour, 2005), avec Taoufik Souami Concevoir et gérer les villes. Milieux d’urbanistes du Sud de la Méditerranée (Economica-Anthropos, 2006), et avec Ghaleb Faour et Sébastien Velut Atlas du Liban. Territoires et société (Presses de l’IFPO).
Serge Yazigi a étudié l’architecture et la planification à l’Université de Balamand à Beyrouth, ainsi qu’au Politecnico di Torino. Il enseigne la planification urbaine dans plusieurs universités et dirige le Yazigi Atelier, société de conception en matière de planification et d’architecture. Serge Yazigi est aussi directeur de MAJAL, un observatoire académique de la construction et de la reconstruction établi au sein de l’Institut d’Urbanisme de l’ALBAUniversité de Balamand. MAJAL a pour mission de suivre le processus de la reconstruction et
d’encourager le débat public sur ce sujet. http://www.majal-lebanon.com/
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