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Casablanca Marina
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Un immense chantier sur plusieurs décennies, un demi million de mètres carrés de constructions de commerces, bureaux et autres équipements... Pharaonique ! Parmi les grands projets de partenariats public-privé que j'ai eu à traiter figurent le site grandiose de la Marina à Casablanca (Royaume du Maroc). Le Projet de tous les superlatifs. Et pour cause. D’une surface hors œuvre nette (SHON) d’environ 476.000 m2 sur un terrain trésor de 26 hectares en front de mer dont 10 ont été gagnés sur l’océan (site projet en photo). Ce pôle multifonctionnel de type "mixed-use development" a été imaginé pour devenir un lieu unique à la fois vivant et intégrant une grande mixité des usages.
Au-delà de la diversité de la programmation de ce PPP et de la qualité des produits qu’il offrira dans un proche avenir, afin d'élaborer ce morceau de ville, un large travail de benchmarking consistant en l'analyse des concepts d'aménagement les plus diversifiés dans le monde a été mis en place dans l'objectif d'optimiser le marketing urbain de l'opération. Les besoins identifiés comprennent outre un hôtel de luxe, un hôtel 5 étoiles orienté affaires, le futur palais des congrès, son port de plaisance, un quartier d’affaires digne de celui de la Défense en région parisienne. Le volet loisirs touristique sera accentué par la présence d’un aquarium géant inédit et des appartements de haut standing s'ouvrant sur l'océan. Et comme si cela ne suffisait pas, un moteur supplémentaire sera ajouté puisque le site accueillera dans une de ses séquences clés ce qui sera le plus grand centre commercial du Royaume, le tout desservi par un parking souterrain offrant plus de 6000 véhicules.

Un véritable laboratoire pour les professionnels du métier. L’ensemble du chantier s’organise autour de plusieurs tranches urbaines imaginées pour créer des rythmes séquencés marqués par de fortes thématiques selon un équilibre minutieux des fonctions. De fait, une fois équipée, la constructibilité sera répartie entre le résidentiel à hauteur de 30%, le centre d’affaires et les bureaux à raison de 33% et les hôtels à hauteur de 11%. Le centre commercial et les commerces occuperont pour leur part 15%, tandis que les équipements (parc, aquarium, palais des congrès, marina) se verront octroyer 10%. Une promenade sur une longueur d’un kilomètre et demi qui démarrera du bassin de plaisance et son yacht club, son école de voile et les équipements usuels de gestion de port, comme étant la première séquence qui sera livrée en 2013. Son port de plaisance a ainsi été construit pour une capacité de 130 anneaux, pouvant accueillir des bateaux jusqu'à 25 mètres de long.

Forcément, le projet est très attendu par les Casablancais et ses décideurs locaux. Malgré les lourdes contraintes qui encadraient ce dossier d’abord initié par le Groupe Der Krikorian en sa qualité de Master Développeur pour ensuite être cédé et délégué au constructeur CGI (bras armé de la Caisse de dépôts et de Gestion), le projet est sorti de ses difficultés et offre une qualité de conception unique par les défis architecturaux et techniques qu’il vise afin d'embellir sa façade maritime délaissée jusque là.
Pour les repreneurs, la réalisation du projet va faire taire de nombreuses critiques quant à la faiblesse des infrastructures de la métropole. Cette formidable aventure urbaine apportera sans aucun doute un nouveau visage à la capitale économique qu’est Casablanca. La programmation va également apporter plusieurs équipements publics essentiels tels que le palais des congrès et étoffer l’offre touristique à travers le port de plaisance et la construction de deux hôtels de grande capacité. En outre, une importante offre d’immobilier résidentiel et professionnel est au programme. Développement durable oblige. Le projet accorde une importance toute particulière aux espaces verts et technologies écologiques, puisque les deux tiers de la superficie globale y sont dédiés, soit plus de 17 hectares.

Les promoteurs et leurs architectes ont tout fait pour économiser le terrain. Pour ce faire, ils ont construit principalement en hauteur, en profondeur mais pas en surface au sol. Le parking ainsi que toute la circulation sur le site seront pour l’essentiel souterrains. Un projet pharaonique phasé dans le temps déjà considéré par la profession comme le « véritable laboratoire urbain du XXIè siècle » nécessitant un investissement colossal de plus de 5 milliards de dirhams, (soit près de 475 millions d’euros) et qui a forcément attiré tous les grands de la place. De nombreux investisseurs figurent sur les rangs…
Aujourd’hui, l’assiette foncière, 26 hectares en tout, a été entièrement préparée. La CGI (Compagnie générale immobilière), filiale de CDG Développement chargée du projet, va se lancer dans l’équipement du site.
Le projet est très attendu par Casablanca et surtout par ses décideurs. Pour ces derniers, la réalisation du projet va faire taire de nombreuses critiques quant à la faiblesse des infrastructures de la métropole. Casablanca Marina va apporter plusieurs équipements essentiels tels que le palais des congrès et étoffer l’offre touristique à travers le port de plaisance et la construction de deux hôtels de grande capacité. En outre, une importante offre d’immobilier résidentiel et professionnel est au programme.
Pour le moment, le chantier n’est qu’un grand espace terrassé. Seule une esplanade sur le bord de mer est aménagée et accessible au public. Déjà, les Casablancais, pêcheurs et sportifs, commencent à la fréquenter. Il y en a même qui profitent de la longue promenade en béton pour s’offrir des grillades de poissons frais. Un plaisir qu’ils seront amenés à abandonner, en principe, puisque l’esplanade sera recouverte d’un plancher et joliment décorée. En attendant, les jeunes se sont appropriés l’endroit, et les murs sont déjà couverts de graffitis.
Une seconde promenade sera aménagée en parallèle. Elle est située à un niveau supérieur et placée dans une allée de verdure. C’est peu dire que le projet accorde une importance particulière aux espaces verts, puisque les deux tiers de la superficie globale y sont dédiés, soit plus de 17 hectares.
Les architectes (voir encadré) ont tout fait pour économiser le terrain; ils ont construit en hauteur, en profondeur mais pas en surface. Le parking ainsi que toute la circulation sur le site seront souterrains. Seuls les circuits pour les livraisons aux petits commerces et les interventions d’urgence sont prévus à la surface.

Le projet a également opté pour un mode de construction en hauteur. Bientôt, les immeubles jumeaux du Maârif, le Twin Center, seront détrônés; le site devrait abriter les deux plus hautes tours casablancaises: R + 35. L’une sera dédiée à un usage bureau, la seconde aménagée en hôtel.
Encore faut-il que l’Agence urbaine donne son aval. D’aucuns avancent que des constructions aussi élevées en bord de mer sont risquées; les fondations seraient fragilisées par le contact de l’eau. Pourtant, il n’y a qu’à voir la marina de Dubaï surplombée de tours vertigineuses et qui résistent sans difficulté à la nature.
M’Hammed el Merini, directeur du projet précise, par ailleurs, que certains matériaux utilisés sont les mêmes que ceux des barrages. Le béton en contact avec l’eau ne comporte aucune armature métallique, c’est un béton souple que le mouvement de l’eau ne gêne pas.
La Marina aura beaucoup attendu avant de voir le jour. Plusieurs ébauches de projet ont été initiées sans atteindre l’étape de réalisation. Les sociétés et les architectes se sont ainsi succédés sans pouvoir poser leur empreinte sur le projet tant convoité. Dernière tentative en date: celle de la société étrangère Der Krikorian, qui a entamé les travaux sur le site sans pouvoir mener à bout le projet, et ce, à cause d’un conflit l’opposant l’ex-Odep (Office national de l’exploitation des ports). La société avait quand même réussi à grignoter quelques hectares sur l’océan, il y a plus de 10 ans. Donc tout est revenu dans le giron de l’Etat, via la CDG.

Cette fois, le projet est bien parti pour être achevé. La CGI a la ferme intention de rester derrière le chantier jusqu’à la livraison finale de tous les «produits». Une fois les équipements mis en place, les travaux de construction seront lancés. La société prendra en charge toutes les constructions sur le site: résidences, palais des congrès, centre commercial et même les hôtels. «Les compagnies hôtelières qui auront remporté les marchés de la Marina recevront des murs et non des terrains», précise El Merini. Cela ne semble guère contraignant pour les futurs exploitants qui, selon les responsables, se bousculent déjà. Plusieurs d’entre eux ne sont pas encore présents au Maroc. Leurs noms ne sont pas encore dévoilés, concurrence oblige. Mais les premiers ne tarderont pas à être connus, puisque la commercialisation dans la première tranche du site est prévue pour 2008.

Casablanca Marina sera placée dans une zone qui a longtemps été délaissée: El Hank, l’ancienne médina... Des endroits où peu de Casablancais ont l’habitude de s’aventurer. Et même la proximité de la mer ne les a pas encouragés à s’approprier ces quartiers réputés pour leur insécurité. Des projets comme la Marina, le réaménagement des jardins intramuros de l’ancienne cité ou encore le Festival de Casablanca, qui a installé des scènes dans ces zones, ont encouragé le grand public à s’intéresser de près à ce patrimoine délaissé.
Le plan initial de la Marina, dévoilé lors de l’inauguration en mars 2006, a dû ainsi être changé pour préserver ce contact renouvelé. L’Agence urbaine a fortement contesté à l’ancien plan la rupture qu’il opère entre le promeneur et la mer. Le projet se constituait en blocs étanches qui cachaient la vue de l’horizon. La nouvelle conception a ouvert des passerelles donnant un accès direct sur la plage. Ceci dit, voir l’océan à partir du boulevard Sidi-Mohammed-Ben-Abdellah est toujours impossible, car les deux zones se trouvent à des niveaux différents: le boulevard est trop haut par rapport à la mer. Reste à savoir si le projet sera entièrement ouvert au public. Les produits de Casablanca Marina sont destinés à une clientèle haut de gamme à travers ses hôtels ou encore son luxueux centre commercial... Faut-il pour autant en restreindre l’accès Selon M’Hammed El Merini, la plupart des produits seront ouvert au grand public. Il indique que «la question se pose uniquement pour la partie résidentielle». Celle-ci compte une grande surface verte, des jardins qui ne profiteront peut-être pas aux visiteurs. Selon El Merini, cela dépendra aussi du mode d’exploitation choisi pour ces résidences: location ou vente. C’est également cela qui décidera des moyens de sécurisation du site. Les zones clôturées seront gardées par des agents privés; le reste sera sous la responsabilité de l’Etat.
Si le volet sécurité n’est pas sérieusement considéré, le site risque d’être boudé par les promoteurs, et les esplanades se situant sur des parties reculées et bien cachées pourraient se transformer en endroits dangereux.

La Marina de Casablanca prend forme. Sur le boulevard des Almohades, en face du restaurant La Sqala, les contours de ce méga-chantier lancé il y a près de quatre ans, commencent à se préciser. Méconnaissable, l’étendue déserte d’antan a cédé la place à un immeuble flambant neuf. Sur sa façade se détache en gros caractères l’inscription « Marina de Casablanca ». Aujourd’hui prêt et opérationnel, ce premier immeuble qui sert de showroom et de bureaux à la direction du projet, annonce la couleur.

D’une architecture sobre mais élégante, le bâtiment donne une première idée de ce que sera le futur complexe de la Marina de Casablanca. Annoncé par ses promoteurs comme un « petit Manhattan », ce nouveau quartier conçu plutôt en hauteur est censé représenter le nouveau visage de la métropole, plus moderne bien qu’en harmonie avec son environnement. Ainsi, des bâtiments d’une hauteur de 100 mètres (environ 30 étages) alterneront avec des immeubles résidentiels de 15 étages. « Le nouveau quartier n’aura d’intérêt que s’il se greffe harmonieusement à la ville en évitant de la défigurer », précise Jamal Mastari, directeur de projets. Ce nouveau pôle multifonctionnel de la métropole s’adosse aux boulevards des Almohades et de Sidi Mohamed Ben Abdellah.

La zone se développe sur 26 hectares dont 10 gagnés sur la mer grâce à des travaux d’extension et de protection maritime. Autre caractéristique du méga-chantier de la Marina de Casablanca : elle sera entièrement piétonne. Toute la circulation s’effectuera en effet en sous-sol, où des passages seront aménagés et permettront de rallier les différents pavillons de ce nouveau quartier. Le projet, d’un budget de 6 milliards de dirhams, se compose de plusieurs sous-chantiers regroupés en quatre grands pôles : le secteur Marina (port de plaisance), le secteur Ramblas (activités commerciales et de travail), les Portes Océanes (loisirs) et les Jardins de la Grande Mosquée (espaces verts).

Les premiers ilôts émergent
Le site s’étend sur près de 1,5 kilomètre entre le port de Casablanca et la grande mosquée Hassan II. Visibles depuis le boulevard côtier, les premiers îlots de bâtiments émergent de la terre. Au milieu des grues et des bétonneuses, les ouvriers du bâtiment (la SGTM a remporté ce premier marché de gros œuvres) s’activent. « Nous sommes en train de finaliser les travaux de gros œuvres sur la première tranche du projet qui concerne plus de 100 000 m² de planchers pour bureaux et commerces », précise M’Hamed El Merini, directeur général délégué, en charge du pôle tertiaire à la CGI, promoteur du projet. Casablanca Marina est, en effet, portée par la Société Al Manar Development Company, filiale à 70 % de la Compagnie générale immobilière (CGI), avec une participation de Sama Dubai à hauteur de 30 %.

130 points de mouillage
La construction de la deuxième tranche qui englobera plus de 160 000 m² de planchers à vocation résidentielle, de bureaux et commerces, devrait, selon les affirmations des responsables du projet, démarrer incessamment. « En tout cas avant fin 2010. A ce rythme, nous sommes très confiants par rapport aux plannings de livraison annoncés, qui devraient s’étaler, selon les composantes, entre 2012 et 2013 », affirme El Merini.

Pour l’heure, hormis le showroom et les bureaux de la direction du projet qui sont prêts et exploités, seul le port de plaisance est achevé et équipé. Celui-ci pourrait s’agrandir du côté du chantier naval. Ce sera un port de plaisance avec 130 points de mouillage ou anneaux, avec possibilité d’extension vers le chantier naval.

« La marina, mais aussi la bordure du complexe en front de mer, sont conçues pour résister aux effets de l’érosion maritime et autres inconvénients liés à la proximité de l’eau. Ainsi, la crête bordant le complexe peut résister à une houle de 15 mètres », commente Abdelhamid Anedam, chef de projets. Pour être opérationnel, le port de plaisance n’attend donc que les services complémentaires : capitainerie, restaurants, commerces… qui devront animer la Marina. Leur réalisation est du ressort de l’investisseur, le Jordanien Mawareed qui assure, en collaboration avec le fonds d’investissement Madaef (filiale de la CDG), la maîtrise d’ouvrage de ce pôle. Les Casablancais devront donc encore patienter avant de pouvoir profiter de leur marina.

Commercialisation: rush sur le résidentiel
Côté résidentiel, l’on se bouscule au portillon. La première tranche mise en commercialisation en juillet 2009, qui se compose de produits résidentiels haut de gamme, s’est envolée comme des petits pains. Parmi les prestations offertes, le confort visuel et spatial, des planchers chauffants, de grandes terrasses avec vue sur mer, l’insonorisation… « Nous avons noté avec satisfaction que le marché a bien apprécié ces nouveaux produits dont la commercialisation s’est déroulée dans de très bonnes conditions », confirme El Merini.

Sur les 300 logements mis en vente, plus de 80 % sont déjà commercialisés. Les appartements ont une superficie variant entre 130 et 200 m2, au prix de 27 000 dirhams le m2 en moyenne. Les composantes professionnelles sont, elles, totalement commercialisées. En revanche, les produits bureaux sont en cours de développement conjoint avec les futurs acquéreurs, et plusieurs contrats seraient en phase de finalisation.

Casablanca Marina : un projet qui voit grand
26 hectares. C’est la superficie totale du projet appelé « Casablanca Marina » dont le coup d’envoi a été donné en mars 2006 par S.M. le Roi Mohammed VI. D’un budget prévisionnel de cinq milliards de DH, ce projet gigantesque et ambitieux est désormais sur les rails. Conçu pour être notamment « la dominante verte complémentaire au bleu de l’atlantique », cet immense chantier devrait livrer ses premiers secrets en 2011.

Démarré sur les chapeaux de roues, puis un temps mis en attente, le chantier a désormais atteint sa vitesse de croisière. Jours et nuits, les travaux vont bon train, sur cet espace qui s’étend le long du Boulevard des Almohades, sur un linéaire de 1.400 m entre les chantiers navals et la Grande Mosquée.

Un projet multi-facettes
Ce programme totalise une surface globale de l'ordre de 450.000 m2 de planchers, hors parkings, avec des vocations multiples: hôtels, bureaux, commerces, loisirs et animations, logements...En tout, le projet Marina de Casablanca comptera 4 structures: le secteur Marina (un port de plaisance), le secteur Remblas (activités commerciales et travail), le secteur Portes Océanes (loisirs) et le secteur Jardins de la Grande Mosquée (espace vert et spiritualité).

La part belle sera réservée aux espaces verts, qui occuperont 17 hectares, soit les deux tiers de la superficie globale. Sur les plans, ces espaces partent des jardins de la Sqala devant la Medina, se prolongent par une coulée verte de 500 mètres sur 50 de large dans sa partie médiane, et enfin se termine par les jardins de la Grande Mosquée Hassan II.
Les architectes ont tout fait pour économiser et optimiser l’espace : ils ont construit en hauteur et en profondeur mais le moins possible en surface, où d’ailleurs les voitures y seront interdites. Le parking ainsi que toute la circulation sur le site seront souterrains.
Le petit Manhattan de Casablanca
Des mots mêmes des responsables de la CGI (Compagnie Générale Immobilière), en charge du projet, la Marina se veut un « nouveau quartier de Casablanca, censé représenter le nouveau visage de la ville. Une sorte de petit Manhattan ». Les anciennes tours des Twins devraient dont être détrônées puisque le site accueillera les deux plus hautes tours de la cité, avec 100 mètres chacune. L’une abritera des bureaux, et l’autre un hôtel de luxe 5 étoiles, qui devrait être livré en 2011.
Pour contourner les inconvénients liés à la proximité de l’eau, les architectes ont prévu d’employer des matériaux résistants, comme ceux utilisés pour les barrages : un béton souple, sans armature métallique, et qui ne sera pas gêné par les mouvements de l’eau.
Ce projet novateur ambitionne de positionner la ville de Casablanca dans le giron des grandes métropoles économiques et touristiques. En attendant de voir par nous même ces belles réalisations, souhaitons-lui bonne continuation.
Marina de Casablanca, une nouvelle vie pour les 400.000 habitants de la médina
Par la suite, on procédera aux études géotechniques pour préparer les fondations de construction et l'installation des équipements au niveau du bassin. Ce dernier doté d'une superficie de 13.000 m2 devrait accueillir environ 100 bateaux, précise l'ingénieurA part les travaux d'aménagement, le site est encore vierge. Mais pas pour longtemps : des unités hôtelières, des bureaux, des logements, des commerces et des espaces de loisirs sortiront bientôt de sol.
A la médina, les habitants ne cachent pas leur bonheur quand on leur parle du projet. Tout sourire, un jeune homme s'extasie : «La marina apportera une bouffée d'oxygène à la Médina et ses 400.000 habitants avec plusieurs espaces verts et de promenade.
Elle va surtout entraîner de multiples activités satellites avec des retombées en termes d'emplois directs et indirects très importantes».
Un avis partagé par bon nombre de jeunes qui voient dans le projet une chance pour échapper au chômage. «C'est probablement une lueur d'espoir qui se profile à l'horizon. Avec tous les activités qui seront créées autour de port de plaisance, on devrait trouver un petit job», remarque un autre habitant de la médina.
La marina est un projet structurant et intégré dans le plan d'aménagement de la côte. Son nom de code est: «Requalification du centre historique de Casablanca». Il vise à créer un pôle d'animation touristique et culturelle allant de la mosquée Hassan II jusqu'au port de plaisance. Ce méga projet à travers lequel le Maroc ambitionne de se positionner comme une destination incontournable de tourisme de croisière, s'étend sur une superficie de 24 hectares. Il nécessite un investissement global de 5 milliards DH. L'Etat participera à hauteur de 1,5 milliard de dirhams à ce chantier.
Le projet est scindé en quatre tranches qui représentent chacune un secteur particulier. Il y a d'abord le volet Marina véhiculé sous forme de port de plaisance. Cette partie est dédiée aux activités de tourisme, d'animation et de loisirs. Il abritera un complexe d'affaires regroupant un hôtel 5 étoiles et un palais des congrès d'une capacité de près de 5.000 personnes. Le secteur marina devrait également comporter des commerces de proximité, des restaurants, des lieux d'animation et des salles de cinéma sur une zone entièrement piétonnière, ce qui contribuera à faire de cette marina un des nouveaux lieux d'animation casablancaise.
En plus du port de plaisance baptisé la «Marina de Casablanca», des unités hôtelières, des bureaux, logements, commerces et espaces de loisirs seront créés. Les travaux devraient se poursuivre jusqu'en 2012.
La seconde, dite «secteur Remblas», est considérée comme la clé de l'opération d'urbanisation. Elle a pour vocation les affaires, loisirs et commerces, regroupés au sein d'un même ensemble architectural. Elle devra accueillir un hôtel quatre étoiles et un ensemble «appartement-hôtel», ainsi qu'un restaurant panoramique et un centre d'affaires, avec aux deux derniers niveaux un héliport pour desservir l'ensemble du complexe et le futur palais des congrès.
Le troisième espace, appelé «Portes Océanes», est à vocation touristique côté océan et de services côté ville, contenant aussi des bureaux, des commerces de proximité avec l'aménagement de deux grandes places circulaires.
Enfin, le secteur «jardin de la Grande Mosquée» sera essentiellement voué à l'aménagement d'un espace vert et de jardins, organisé autour d'un mail piétonnier axé sur le minaret de la Grande Mosquée. Cette tranche sera aussi dédiée à un complexe socioculturel qui propose des animations.
La réalisation de la marina représente une formidable occasion de doter Casablanca de tous les atouts d'une grande métropole internationale. Près de 25.000 emplois permanents seront créés en ligne avec l'INDH. En parallèle, la ville sera équipée de structures d'accueil touristiques au standard international, aptes à répondre au défi du «programme de développement régional du tourisme»(PDRT).
Au-delà de ces aspects concrets, l'objectif consiste en la revalorisation de l'ensemble de la zone qui va de la médina jusqu'à la mosquée Hassan II en passant par la Scala, le port, les chantiers navals... Cela se traduirait par une halte maritime accueillant, le temps d'une escale, les grands paquebots de croisière en route pour les Caraïbes, les Canaries, les Antilles… les navires entrant au cœur de la Cité.
A chaque escale, des centaines de croisiéristes se précipiteront pour visiter la médina avant le départ de leur bateau vers une nouvelle destination.

Qui travaille sur la Marina
- CGI, filiale de CDG Développement, est le chef de file. Elle est chargée de l’aménagement et de toutes les constructions sur le site. Après la livraison des bâtiments, la société cèdera la place à une filiale de la CGI, Exprom, pour la gestion permanente du site.
- Sama Dubai est le partenaire de la CDG pour le financement du projet.
- 4 architectes travaillent sur le projet. Il s’agit d’Abdelouahed Mountassir et d’Abdelmoula Imad Eddine, en collaboration avec François Leclercq et Yves Lion.
- Somagec, Société marocaine de génie civil, s’occupe des travaux maritimes.
- Scet Scom, également filiale de CGI, est le bureau d’études qui s’occupe aussi des études de métré.
Plusieurs autres bureaux d’étude ont contribué au projet: Valliance Consulting et Créargie Maroc (étude marketing) BCEM et Citec (étude du trafic), Transsolar (étude environnementale).
Drôle de contradiction: la marina de Casablanca abritera l’hôtel plus haut et le plus petit de la métropole. Ce dernier est un R+2 qui sera construit dans la première tranche du projet. La hauteur du bâtiment a été limitée pour ne pas cacher l’océan à la médina et pour que le port de plaisance garde une vue sur la cité historique.
Le second hôtel sera formé de 35 étages. Il sera construit sur la deuxième tranche pour tenir tête à son vis-à-vis, une tour de la même hauteur qui sera transformée en bureaux.
Autre record de la marina, le centre commercial qui fera deux fois et demi le fameux Mégamall de Rabat.
Programme de la marina
Un centre commercial Un commercial center
Un centre d’affaires Un center d'affaires
Une tour Hôtel de 37 étages Une tournée Hôtel de 37 étages
Deux équipements majeurs, un palais des congrès et un aquarium Deux équipements majeurs, un palais des congrès et un aquarium
Des jardins et des espaces verts Des jardins et des espaces verts
Des appartements résidentiels Des appartements résidentiels
Terrain de 26 hectares dont 10 Gagnes sur la mer:
Principales Composantes du Projet : Composantes principales du projet:
- Résidentiel : 129 000 m² HO - Résidentiel: 129 000 m² HO
- Bureaux : 127 000 m² HO - Bureaux: 127 000 m² HO
- Commerces : 107 500 m² HO -Commerces: 107 500 m² HO
- Hôtels : 46 000 m² HO - Hôtels: 46 000 m² HO
- Services et équipements : 13 500 m² HO - Services et équipements: 13 500 m² HO
- Palais des congrès : 15 000 m² HO - Palais des congrès: 15 000 m² HO
- Aquarium : 10 000 m² HO - Aquarium: 10 000 m² HO
Projet multi-fonctionnel et multi-activités, édifié sur une étendue de 26 ha, entre le grand port et la mosquée Hassan II, ce site intégrera:
Une marina dédiée au tourisme et aux loisirs Une marina dédiée au tourisme et aux loisirs
Un centre commercial Un commercial center
Un centre d’affaires Un center d'affaires
Une tour Hôtel de 37 étages Une tournée Hôtel de 37 étages
Deux équipements majeurs, un palais des congrès et un aquarium Deux équipements majeurs, un palais des congrès et un aquarium
Des jardins et des espaces verts Des jardins et des espaces verts
Des appartements résidentiels Des appartements résidentiels
Sources : Dusapin-Leclercq, Atlas Maroc, Actuel, Casablanca Marina
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