MAGAZINE D’ARCHITECTURE EN LIGNE

Mercredi 17 Février 2010

 

Dr.Abdelaziz Daoulatli

presentera son livre

"Tunis sous les Hafsides"

le Mercredi 17 Février 2010, au Théâtre Municipal de Tunis

Animation : Abdessatar Amamou
Organisation : Municipalité de Tunis


Ce nouveau né de la collection Patrimoine de la Méditerranée, paru en 144 pages réparties en 6 chapitres, en langue française, est une découverte très documentée et richement illustrée, de la ville historique à un moment clé de son histoire ; le règne Hafside !
L’auteur Abdelaziz Daoulatli tisse, patiemment, le lien entre l’histoire de Tunis et celle, pleine de rebondissements, de la dynastie hafside.


Le choix de cette démarche rend au lecteur, la compréhension de l’histoire de la ville claire et riche d’enseignements. Au-delà de l’apport incontestable de ce livre dans la préservation d’un patrimoine qui revient aux générations futures, « Tunisie, Capitales des Hafsides » ne manquera pas d’intéresser tout urbaniste, architecte, sociologue, économiste… du XXIème siècle conscient que pour « réussir » les villes d’aujourd’hui et de demain, il faut d’abord comprendre les cités anciennes.


Dans une interview accordée a « infotunisie », M. Abdelaziz Daoulatli, a indiqué que la préparation de son livre, qui a traité l’histoire de la civilisation Hafside, a durée une longue période. De plus, cet ouvrage est à l’origine de sa thèse de doctorat à l’Université Aix-en-Provence en France encadrée par le professeur Lucien Colvan. Ila été publié, dans sa première édition, en français, en 1976, pour l’Institut national du patrimoine. Le livre a été publié, également, dans une version arabe traduite par l’auteur et Mohammed Chebbi, en 1981, intitulée « Ville de Tunis à l’époque hafside. » Cet événement été accompagnée d’une exposition de photos : «Sur les traces des Hafsides».


Outre les anciennes cartes postales, les plans des archives et les cartes géographiques d’antan (procédure classique d’illustration), il a opté pour des photos, prises par lui-même, l’année dernière (2007-2008) où l’on peut admirer Tunis, vu du ciel. Noyés dans un large tissu urbain, fait de maisons à patio et à étages et séparées par des rues et des souks, les monuments phare de l’époque hafside (1228-1574) n’échappent pas au regard. Ils constituent le noyau de la ville. «Les Hafsides ont joué un rôle considérable dans l’expansion urbaine de Tunis (…), et leur époque a le mérite d’avoir donné à l’architecture tunisienne l’aspect qu’elle gardera longtemps après la fin de la dynastie, et à Tunis un équipement urbain adapté aux besoins de la capitale d’un grand royaume», explique Daoulatli dans son livre.


A travers ces photos inédites, qui ont, d’ailleurs, fait l’objet d’une exposition tenue au mois de Ramadan à l’espace Parenthèse, l’éditeur a suivi les traces des Hafsides à travers les siècles. Portes, mosquées, médersas, marabouts… Il a même proposé un circuit «hafside», légendé et répertorié, réalisé à partir d’un plan de la Médina de Tunis daté de 1840. Ce circuit va de la mosquée Abi Mohamed, près de Bab Souika au nord à la mosquée Bab El Jazira au sud, en passant par la Grande mosquée Ezzitouna, la mosquée des Almohades, située à la Kasbah à l’ouest et Zérérya à Bab Carthagène à l’est… Notons que c’est à l’époque hafside que les deux derniers faubourgs sont rattachés au noyau urbain initial de Tunis.


Chaque monument possède une spécificité qui lui est propre, une identité, voire une âme. Un seul point commun : une même sobriété de l’architecture, celle qui caractérise l’art hafside. Pourtant, peu de témoignages archéologiques sont parvenus sur l’architecture palatiale et civile hafside. Les vestiges du jardin d’Abû Fihr, dans les environs de Tunis, sont surtout connus pour l’importance des structures hydrauliques, notamment un grand bassin alimenté par une dérivation de l’aqueduc romain de Carthage, ouvrage restauré par le Hafside Al-Mustansir. Ce monument daté de 1276, traversant la plaine du Bardo vers Tunis, paraît, sur la vue aérienne, prise par Bettaïeb, comme une trace d’un passé qui raconte aujourd’hui encore notre histoire à travers les siècles.


Mohamed Salah Bettaïeb a entrepris depuis quelque temps déjà cette démarche qui nous permet de découvrir notre passé avec « hauteur ». Après le Tunis vu du ciel, il a sillonné la Tunisie antique et médiévale, offrant à ces vestiges une nouvelle appréhension à laquelle la distance donne une autre intensité.

 

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