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Une invention japonaise portant sur une nouvelle méthode de fabrication de « briques sans cuisson » est introduite, récemment, dans la région de Djérid. Cette méthode permettra d’augmenter la production des briques et surtout d’économiser une importante quantité d’énergie, utilisée dans la méthode traditionnelle.
Le développement de cette invention introduite par un expert volontaire japonais, M. Kunji Yamamoto, a fait l'objet d'une convention entre le Ctmccv et la société japonaise Kamei Seito Co. Itd.
L'invention consiste à fabriquer des briques de construction, sans utiliser la méthode traditionnelle de cuisson.
Cette nouvelle méthode permet de réduire la consommation d'énergie, (la cuisson, à 1000 degrés, dure de longues heures), et partant de protéger l'environnement, en évitant le dégagement du dioxyde de carbone qui pollue l'air et entraîne un réchauffement climatique.
Cette méthode permet de préserver des ressources naturelles non renouvelables (argile) et réduit, de ce fait, le coût des briques.
Cette nouvelle méthode est simple et facile pour la production de masse, surtout que la Tunisie est un grand consommateur de briques dans le bâtiment.
Elle pourrait même ouvrir à notre pays un grand marche à l'exportation. Elle ne nécessite pas d'énergie pour la production des briques, vu que les briques sont séchées à l'air libre. En effet, pour la production de 6 000 000 de tonnes de briques ordinaires par an, une importante quantité d'énergie est nécessaire, cependant, avec cette nouvelle technologie, on pourrait économiser 204 000 tonnes de fuel par an, soit 26 520 000 Dinars (pour la production d'une tonne de briques ordinaires, 45 kg de fuel est nécessaire).
Les briques rouges sont fabriquées de 85 % d'argile et 15 % de sable, tandis que les matières premières utilisées dans la fabrication des briques sans cuisson sont l'argile en quantité moindre (15 %), le ciment, le sable, un liant hydraulique et éventuellement des additifs.
L'argile peut être substituée par le schiste, les déchets de carrière et les déchets de l'industrie céramique et verre. Le sable peut être remplacé par des débris de charbon, du sable de désert ou les boues des stations d'épuration. Un malaxeur spécial a été apporté du Japon pour bien pétrir les composantes.
Ce travail a été réalisé dans le cadre de la coopération tuniso-japonaise soutenue par la Jica (l'Agence japonaise de coopération internationale).
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