Cela fait deux ans qu’Archi-Mag a vu le jour. Le travail qui a été fait, d’une manière un peu spontanée, mérite de passer vers une structure plus organisée et plus professionnelle. Un comité de rédaction a été constitué, qui veillera, avec l’aide de tous, de travailler dans une certaine philosophie, une ligne éditoriale.
PHILOSOPHIE EDITORIALE
Une revue est un miroir qui reflète l’état de santé de l’architecture. Ce constat s’avère plus vrai dans un pays comme la Tunisie qui oscille entre crise culturelle d’identification, et la recherche d’une certaine présence vis-à-vis des contextes culturels englobants.
Archi-Mag émane d’une volonté de faire, de dire, du courage de s’exposer et de risquer même de s’exprimer. Les intervenants dans cette revue, qui se veut aussi une ébauche d’un courant de pensée, peuvent être des architectes, historiens, critiques, artistes, sociologues, hommes de théâtre de cinéma, et autres. On escompte une vitalité qui émane de notre pensée profonde, afin de créer une dynamique riche pour notre pays, notre culture et notre architecture.
Beaucoup de projets et de travaux en Tunisie et au Maghreb, restent non publiés, mais qui recèlent de grandes intentions « théorisables ». Un espace internet, facile d’accès, qui pourra évoluer vers une version imprimée dans le futur, serait une voix significative pour publier des textes pertinents sur l’architecture et la ville. On propose une ligne éditoriale qui en expose l’actualité et la vérité historique.
Nous sommes dans une période exubérante dans la production d’images, qui a provoqué à son tour une production de paroles et d’articles, réduits à la description. Cette « grande » production de commentaires, aurait pour effet une « insensibilité » aux mots et aux revues en général. Le commentaire ne peut à lui seul dégager une ligne éditoriale ; cette ligne peut être décelée à travers les projets publiés. Il suffit de peu de mots pour faire exprimer notre ligne éditoriale.
Une bonne « plume » est celle d’une voix libre d’expression avec indépendance, qui provoquerait même la « ligne éditoriale ». Elle ne porterait pas nécessairement satisfaction à l’architecte anxieux de notoriété (une notoriété qui serait éphémère, si elle n’est pas bien attribuée). Une bonne « plume » est celle de quelqu’un qui se documente sérieusement, portant à la perfection un travail qui sera respecté. Une bonne « plume » est celle qui pousse le lecteur à penser aux réflexions proposées, et à aller voir l’architecture dont elle parle avec ses propres yeux.
Nos espaces, sans doute à notre image, sont éclatés entre standardisation mondiale et revendication locale. Archi-Mag vise à publier ce qui se construit en Tunisie, et dans ses contextes arabe, méditerranéen, et africain. Pas des projets de stars à couper le souffle, mais ce qui se construit en Tunisie dans la pratique professionnelle. Des projets dignes de réflexion, et d’un minimum d’attention. Il faudrait mettre en question ce qui se construit, la tradition, la perturber. Dans ce déficit réside un enjeu considérable car être en mesure de désigner est un préalable indispensable à la possibilité d’agir.
D’un côté, Archi-Mag doit informer. De l’autre, on a aussi besoin de points de vues plus spécialisés pour dynamiser le débat. Quelque chose de très important à entreprendre serait une ouverture sur le monde d’aujourd’hui, un lien avec la réalité. Pour faire de l’architecture, on n’a pas besoin de héros, c’est avant tout une pratique et une attitude. C’est un métier complexe qui demande beaucoup de passion, mais aussi une formation plus large que celle seulement technique. C’est un métier qui devra s’exprimer pour avoir un contact avec le monde réel. Notre réalité culturelle en Tunisie ne reconnaît pas encore suffisamment l’architecte dans l’exercice de son métier, comme une forme d’art au même pied que les autres formes artistiques comme le théâtre, le cinéma, les arts plastiques et autres. La tradition architecturale, et le métier en tant que tel ne sont apparu que durant les années 1970, ce qui est peu dans l’histoire d’une nation.
Faire connaître ce métier à l’homme de la rue est aussi une priorité. Notre ligne éditoriale assume pleinement le rôle de vulgarisation. Faire de sorte que cette revue soit accessible à tout le monde avec des niveaux de spécialisations différents. L’architecture, pour qu’elle participe à l’évolution des autres formes d’art, doit être accessible, ouverte et communicative. Derrière nos questions se profile la ville de tous les jours et de tout un chacun, celle qui cherche avec ses scientifiques, qui se laisse surprendre par ses habitants et qui ouvre des pistes à ses enfants.
Si on prend un technicien, et même aussi un architecte qui veut « seulement » construire et exercer honnêtement sa profession, on se rend compte qu’il ne lit en fait aucune revue. Il va au maximum meubler son bureau avec des abonnements ; et se suffire à les paginer pour s’en « inspirer » et répondre à ses commandes. Mais ce n’est pas de sa faute. Trop souvent, les revues semblent vouloir voler au dessus de la tête des personnes normales, en se référant à un monde d’experts et d'intellectuels, qui après tout se lamentent pour ne pas avoir pesé dans la société.
Pour l’architecte praticien, Archi-Mag deviendrait aussi un outil de travail,de projétation, voire de confrontation. C’est un support pour voir ce que font les autres, et aussi pour montrer aux clients ce qui se fait dans le monde, dans le but de les convaincre d’une solution particulière, ou explorer leurs goûts et leurs demandes.
Le comité de rédaction serait le moteur de la revue. De factures différentes, et jeunes, on escompte rester transparents sur ce qui se fait entre nous. Mais bien évidemment, Archi-mag compte sur tous ses lecteurs pour alimenter le débat et proposer leurs textes. Par ailleurs, des grands noms, notamment de l’école nationale d’architecture peuvent être invités à nos réunions. On aurait dans la tête l’idée de ne pas être entraîné dans une direction ou dans une autre d’un grand professeur influent ou d’un praticien qui imposerait sa logique.
Ce que fait jusqu’à maintenant Archi-Mag, c’est de l’illustratif. Notre comité travaillera sur ce point concernant les projets présentés. On devrait présenter la réalité de plusieurs manières. L’idée de notre revue est d’être critique et dialectique vis-à-vis du présent, jamais seulement illustratif. C’est un pas qu'on voudrait franchir ensemble. On chercherait à donner un sens à la complexité, et de ne pas s’enfermer dans un format reconnaissable. Cela va devenir un cliché médiatique. En mettant en avant des critiques croisés et pluridisciplinaires, Archi-mag veut contribuer à dégager les saveurs de notre quotidien.
LANCEMENT DES THEMES
L’un des soucis majeurs de la revue est de proposer des sujets qui nécessitent un développement, aussi bien par les professionnels du bâtiment et de la ville, que par les chercheurs universitaires. Les appels à contribution lancés sur notre site, ciblent obligatoirement plusieurs auteurs aux profils scientifiques et professionnels différents.
Rappelons que la revue Archi-mag ambitionne de fournir aux lecteurs des textes sur ce qui bouge dans la pratique et la recherche sur la ville et le cadre bâti tunisien, maghrébin, méditerranéen et international. On peut synthétiser les orientations de la revue par ces quelques approches :
Théorie
Des travaux d’exploration et/ou de construction théorique.
Méthode
Des réflexions méthodologiques, des techniques brutes à leurs expérimentations.
En cours
Les projets, les conceptions en train de se faire, et les recherches en train de se construire dans le milieu de la recherche universitaire.
Contexte
Les problématiques sur l’architecture et la ville dans leur actualité et dans celle de leurs contextes.
Parcours
Le parcours intellectuel et biographique d’un architecte, urbaniste, etc., qu’il soit praticien et/ou chercheur.
Lecture
Des textes qui décrivent le contenu d’un livre et sa problématique. Ces textes doivent impérativement une critique de l’ouvrage, la question étant : Quel est son apport pour l’architecture et les sciences de la ville ?
Les textes rentrant dans cette rubrique ne seront pas soumis à la charte typographique ci-dessous. Ils peuvent être plus courts que les articles des rubriques précédentes.
Comment soumettre un article ?
La revue Archi-mag reçoit des propositions spontanées, ainsi que des propositions suite à des appels à contribution. Pour ce deuxième cas, les articles sélectionnés seront regroupés dans un numéro dont le thème et l’intitulé seront fixés par le comité de rédaction de la revue.
Dans les deux cas, les auteurs devront proposer un résumé avant le texte final. Ces quelques recommandations formelles s’appliquent aussi aux propositions en arabe et en anglais.
Pour le résumé, les textes comprendront 1 500 à 2 000 signes. Les articles soumis à la rédaction doivent toujours être accompagnés des éléments suivants : un titre, le nom, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur ; elles préciseront :
a) la pertinence du sujet
b) les thématiques principales
c) l’ (les) aire(s) géographique(s) considérées
d) la période considérée
e) les sources utilisées
f) les principales conclusions.
Propositions spontanées
Revue interdisciplinaire de toutes les sciences de la ville, Archi-mag fait largement appel à la proposition spontanée de textes par des auteurs extérieurs à la Rédaction du site. Les consignes qui suivent sont destinées à rendre plus efficace le débit de mise en ligne de la revue. Elles sont données dans l’intérêt des auteurs, qui sont invités à les respecter pleinement et sans réserve, étant donné que la rigueur de l’évaluation des textes proposés constitue une garantie de la pertinence de la revue Archi-mag.
Charte typographique
L’article complet (2000 < signes < 50 000) prêt à être publié, doit parvenir sans fautes d’orthographes, avec au minimum une image. La description de l’auteur doit figurer (au début ou à la fin de l’article).
Mise en page
Police (corps du texte) : Times New Roman ou Arial, 10 < police <12. Interligne : simple
Titres : Rendre la hiérarchie des titres, sous-titres et intertitres visible. 12 < Police<14.
Paragraphes : Pas de retrait en début de paragraphe, lesquels doivent être justifiés.
Image
Les qualités des images doivent dépasser 72 dpi, en format JPEG ou TIFF. L’auteur peut les envoyer séparément. Ne pas oublier de préciser leur emplacement dans le texte et un commentaire si nécessaire.
Bibliographie
Les informations suivantes doivent absolument figurer°: prénom, nom, titre(s) [de l’ouvrage, de la revue, de l’article], lieu d’édition, maison d’édition, année(s) [de l’édition de l’ouvrage utilisé plus année de la première édition]. Pour un article de revue : numéro du volume et pages. L’ordre est le suivant et chaque notice est ponctuée par un point:
(Ouvrage) Nom, Prénom ([dir(s)]), titre en italiques, Ville, Éditeur, [année de la première édition], année.
(Article) Nom, Prénom, « titre de l’article » in Nom de la revue en italiques, volume numéro, [mois] année, pp. début-fin.
Références dans le corps du texte : [Nom, année, page.] Exemple : [Fethi, 1982, p. 22]
Police de la bibliographie : 10 ou 11.
Critères d’évaluation
Voici les principales questions qui servent de guide aux évaluateurs dans leur travail d’analyse :
L’apport à la connaissance est-il significatif ?
La perspective interdisciplinaire se trouve-t-elle valorisée par ce texte ? L’accessibilité est-elle bonne, notamment pour des lecteurs non spécialistes du domaine ?
L’argumentation est-elle rigoureuse et convaincante ?
La description du projet, du bâtiment, du contexte de l’article, dépasse-t-elle la simple information généraliste ?
La maîtrise des connaissances déjà acquises sur l’objet d’étude est-elle satisfaisante ?
L’organisation du texte est-elle cohérente ?
L’expression (style, syntaxe) est-elle convenable ?
Les images contribuent-elles effectivement à la progression argumentative du texte ? (Images : tableaux, graphiques, cartes, photos, dessins.)
Chaque texte est suivi par un membre de la Rédaction, qui adresse à l’auteur une synthèse des évaluations. Les évaluateurs doivent donner une appréciation synthétique en choisissant l’une de ces trois possibilités :
- Publiable tel quel.
- Publiable sous réserve de modifications (préciser et justifier).
- Non publiable (justifier).
Modalités de l’édition électronique
La revue Archi-mag publiera un numéro chaque 04 mois. La rubrique, qui lui sera destiné sur le site www.Archi-mag.com, précisera aux intéressés, le sujet du prochain numéro, les modalités de réception des résumés et des articles définitifs.
Les textes proposés pour la publication doivent être envoyés à la rédaction de Archi-mag sous format électronique Msword . Ils seront examinés par au moins deux membres du comité de rédaction ; en dernière instance, celui-ci sera seul juge de la décision.
Prochains thèmes
Notre comité a adopté les trois thèmes suivants :
1- Les Salons de Thé. 2- Les espaces de l'Education. 3- Le Tourisme.
On y travaille !
Comité de rédaction
Mohamed Sadok Chaieb, Directeur de la publication
Mohsen Ben hadj Salem
Rym Ben Younés
Ghada Chérif
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