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L’ouverture des plis financiers du concours d’architecture pour le projet de la grande mosquée d’Alger a eu lieu à Dar El-Imam près d’Alger.

Cette réunion qui devait se dérouler en présence du président de la République, des membres du gouvernement dont notamment le ministre des Affaires religieuses, en tant que responsable du maître de l’ouvrage, s’est finalement tenue en présence des cinq soumissionnaires, lauréats choisis parmi les 17 bureaux d’études qui ont déposé leurs offres pour le projet de la grande mosquée d’Alger. Il s’agit du français « A.S. architecture Studio », le franco-anglais « ATSP/ATKINS », le germano-tunisien « Kiefef Ste Krebs Und », l’allemand « IPRO Plan » et l’iranien « Genidar SARL ». Les grands absents étaient aussi les bureaux d’études nationaux qui n’ont pas participé au concours car, ne remplissant pas les critères.

Selon le directeur général de l’Agence chargée de la réalisation de la grande mosquée, M. Mohamed Alloui, cité par l’APS, « les bureaux d’études nationaux n’ont pas participé au concours car, ne répondant pas à une condition de taille, à savoir réaliser 8 milliards de centimes de chiffre d’affaires. Ce montant n’est pas une condition rédhibitoire, a tenu à préciser M. Alloui. Cette condition a, donc, écarté la candidature des bureaux nationaux du projet de la grande mosquée d’Alger considéré comme le troisième plus vaste lieu de culte musulman après les deux Lieux Saints (El-Haramayne) de la Mecque et de Médine. Le président de l’agence a précisé, en outre, qu’il a été « proposé aux bureaux d’études nationaux privés de se rassembler en groupe mais cela n’a pas eu lieu ».

Les Iraniens favoris pour le marché de la Grande-Mosquée
Cinq cabinets retenus après l’ouverture des plis

La proposition financière faite par l’iranien Asak Genidar, ainsi que les délais prévus pour la réalisation de l’étude lui donne une longueur d’avance sur ses concurrents.

La séance d’ouverture des plis financiers du concours d’architecture de la nouvelle mosquée d’Alger s’est déroulée, hier, à Dar El-Imam de Mohammadia en présence des représentants des cinq bureaux présélectionnés. Le franco-britannique Atsp/Atkins, le germano-tunisien Krebs Kiefef, l’allemand Ipro Plan, l’iranien Asak Genidar et le français Architecture studio (AS) sont les cinq cabinets qui ont déposé leurs candidatures pour assurer l’assistance architecturale et le suivi de la réalisation du projet.
La commission d’évaluation devait se réunir à partir d’hier après-midi pour étudier les cinq dossiers fournis par les postulants.
L’opération devrait prendre quelques jours à quelques semaines pour aboutir à la sélection de l’entreprise qui aura le privilège et l’honneur de fournir les plans d’architecture pour la nouvelle mosquée d’Alger. Cependant, d’ores et déjà, le bureau d’études iranien, Genidar, semble bien parti pour rafler le marché, tant la proposition financière qu’il a faite, ainsi que les délais prévus pour la réalisation de l’étude lui donne une longueur d’avance sur ses concurrents.
Le bureau en question propose, en effet, ses services pour des honoraires qui avoisinent les 6 millions d’euros, dont 5,97 pour l’étude et le reste pour le suivi du projet. C’est là la proposition financière la moins-disante. En termes de délais qui sont de 12 mois, le bureau se place également en bonne position. Le franco-britannique Atps/Atkins réclame, lui, 2,92 milliards de dinars, soit 9,1% du montant du projet, et des délais n’excédant pas 10 mois. Le germano-tunisien Krebs Kiefef a fait une offre de 35 millions d’euros pour l’étude et 200 000 euros/mois pour le suivi.
Pour la préparation de l’étude, les délais, proposés par ce groupement, sont les plus longs parmi ceux faits par les concurrents, soit 27 mois. Pour sa part, Architecture Studio a fait une offre d’un peu plus de 4,72 milliards de dinars pour des délais de 17 mois et demi.
Pour ce qui est de la proposition financière, elle représente, selon les chiffres fournis hier, lors de la cérémonie, 8,16% du montant global du projet. Enfin, l’Allemand Ipro Plan réclame des honoraires de près de 13 milliards de dinars pour des délais de 11 à 12 mois. Le jury mis en place à cet effet par le maître de l’ouvrage, à savoir l’Agence nationale de réalisation de la mosquée d’Alger, va donc maintenant plancher sur l’évaluation de ces offres pour, enfin, désigner le bureau d’études qui aura la charge de fournir l’assistance architecturale pour le projet en question, ainsi que le suivi, ensuite, de la construction. Après la préparation de l’étude, l’Agence de la mosquée d’Alger va lancer les avis d’appel d’offres pour la sélection des entreprises qui seront chargées de la réalisation de cet immense projet.
À noter que l’étude topographique du projet a été faite par le Centre national d’ingénierie et de construction (CNIC) et l’étude géotechnique a été assurée par le Laboratoire national de l’habitat et de la construction (LNHC).
À préciser, également, que le jury installé par l’Agence de la mosquée d’Alger regroupe 37 membres, issus pour la plupart du domaine de l’architecture, mais aussi d’autres secteurs, comme le génie civil, les métiers de la construction, la sismologie.
Les grandes entreprises nationales de construction ou de contrôle des constructions, à l’image de Cosider, Batimetal et le CTC, ont leurs délégués dans la commission.

H. SaÏdani



   
   
   
 
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