Six centres sectoriels de formation (Ben Arous, Soliman, Gabès, Mahres, Mornaguia et Monastir) introduiront à partir de septembre prochain une formation dans la filière bâtiment et annexes.
Le centre sectoriel de formation en bâtiment de Ben Arous, ceux de Soliman et de Gabès, le centre de formation et d’apprentissage de Mahres, celui de formation en mécanique des équipements des chantiers d’El Mornaguia et le centre sectoriel de formation en métiers de bois de Monastir entament, en prévision de la session de septembre 2007 celle de février 2008, la formation en la filière du bâtiment et annexes, qui englobe trois spécialités: conducteur de travaux en bâtiment; conducteur de travaux publics; études et méthodes d’ameublement.
Les centres sus-mentionnés se déploient pour former des techniciens supérieurs, possédant les qualifications requises et aptes à améliorer le rendement du secteur et à le rendre plus compétitif.
L’apprenant, en cette filière, doit savoir gérer une multitude de tâches, dont celles de contrôler la précision du travail.
Il doit être à même de sélectionner les matériaux, maîtriser les machines et les outils, façonner la matière utilisée, dessiner et lire un plan, établir une fiche de fabrication, assurer l’entretien des équipements, avoir une perception tactile et visuelle aiguisée des objets et savoir créer des alliages à partir d’autres matériaux.
Il doit, aussi, faire preuve d’adaptation aux exigences de la clientèle, exercer un contrôle au cours des différentes phases de la production, avoir le sens de l’organisation, se conformer aux règles de la sécurité et rester en phase avec l’évolution du secteur
La filière du bâtiment et annexes consiste, aussi, à préparer les apprenants à s’adapter aux conditions du chantier, et à exercer leur travail, en tant qu’ouvriers qualifiés dans le cadre de la réalisation rationnelle d’un ouvrage de bâtiment. Ces tâches peuvent connaître des modifications importantes favorisées par le développement des matériaux, des machines, du matériel d’outillage et des nouveaux besoins concernant tant les méthodes utilisées que les conditions de réalisation et de prise en charge. En fait, le secteur veille à procurer une formation à la page qui peut aider les apprenants à être toujours au courant des nouveautés.
Une formation en trois spécialités
Pour devenir conducteur de travaux en bâtiment, il faut suivre une formation de deux ans, couronnée par un BTS.
Peuvent s’inscrire en cette spécialité les bacheliers de toutes les sections et les diplômés d’un BTP.
Les compétences demandées sont le contrôle de la qualité des matériaux utilisés dans les travaux, la contribution à la réalisation d’études techniques et financières de projets, la préparation d’activités techniques d’un chantier et la préparation d’un budget.
Les apprenants bénéficient d’une formation générale en les langues (anglais, français et arabe), en informatique, en qualité et gestion des entreprises, en santé, sécurité professionnelle, code de travail et en éducation environnementale.
La deuxième spécialité du conducteur de travaux publics dure deux ans également, elle est sanctionnée par un diplôme de BTS et concerne les bacheliers de toutes les sections et les diplômés d’un BTP.
Cette spécialité est enseignée au centre sectoriel de formation en mécaniques des équipements des chantiers d’El Mornaguia.
Les compétences demandées sont la préparation technique du chantier, l’élaboration d’études relatives au bâtiment, ainsi que la promotion de la qualité des matériaux premiers.
Au programme de cette formation, la gestion des entreprises, l’informatique, l’éducation environnementale et les langues (arabe, français et anglais).
A travers cette filière, on recherche à fermer une main d’oeuvre qualifiée, capable de préparer un chantier aux niveaux organisationnel, financier et technique et d’assurer le suivi et l’organisation de
ses travaux.
La troisième spécialité en méthodes d’ameublement est créée au sein du centre sectoriel de formation en métiers de bois de Monastir.
Elle dure deux ans, et elle donne lieu à un BTS. Peuvent s’y inscrire les bacheliers de toutes sections confondues et les diplômés d’un BTP.
Les compétences demandées sont la réalisation d’un exposé de production, la préparation de modèles, de plans d’exécution, la fabrication d’un meuble et la création de nouveaux produits.
Un technicien supérieur en études et méthodes d’ameublement est capable après sa formation de répondre aux besoins des clients en meubles, de contribuer aux travaux de conception, d’étudier les méthodes de réalisation et de diriger des ouvriers.
Ainsi, le système de la formation professionnelle de par la variété de ses secteurs cherche à garantir la qualité, adapter ses programmes aux besoins du marché et à augmenter l’employabilité des jeunes.
Wafa Attyaoui |