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Madani Azzeddine
Aïn Defla

Le président du conseil local de l'ordre des architectes (Relizane, Aïn Defla et Chlef) :

L'architecte et l'entreprise de réalisation sont souvent les premiers responsables en cas de dégâts ou d'effondrement d'habitations. L'architecte n'a pas de moyens et d'outils réglementaires pour protéger son Å"uvre et veiller à l'application de ces plans sans l'implication d'autres personnes. C'est ce qu'a indiqué M. Aït Ouzegane Lakhdar, président du conseil de l'ordre des architectes (CLOA) des wilayas de Relizane, Chlef et Aïn Defla, lors de la rencontre régionale qui a regroupé jeudi dernier les architectes de ces 3 wilayas au niveau de la salle du cinéma Doui du chef-lieu de Aïn Defla.


Dans cette même optique, le président du CLOA de cette région du pays qui a déjà été exposée aux dégâts du séisme déplore le manque, à l'échelle nationale, d'experts d'Etat spécialisés dans le contrôle des matériaux de construction, et suggère l'ouverture de plus de laboratoires de contrôle du béton (ciment et fer) afin de veiller à la qualité des nouvelles constructions. M. Aït Ouzegane a précisé, en marge de cette rencontre qui avait comme objet la préparation des prochaines élections du bureau du CLOA, que l'architecte doit avoir plus d'outils réglementaires en sa faveur dans le cadre de l'application de ces prérogatives. «Il faut laisser à l'architecte l'entière responsabilité de gérer son projet», a-t-il indiqué. Selon lui, l'un des problèmes les plus importants que rencontrent la plupart des architectes ce sont les programmes d'urgence.

En effet, le projet a besoin de temps pour arriver à maturité et pour prendre en compte tous les volets y afférents afin de prévoir les différents degrés de dégâts qui peuvent survenir en cas de catastrophe naturelle. «Il faut que le délai de l'étude soit supérieur à celui de la réalisation comme c'est le cas dans les autres pays. On accorde peu de temps à l'architecte pour établir son étude», a ajouté le président du CLOA. Soulevant le volet Å"uvre architecturale, notre interlocuteur estime qu'il faut une nouvelle réglementation pour les concours d'architecture et avis d'appel d'offres d'autant que les études et la réalisation des travaux sont deux tâches différentes qui ne doivent pas être réglementées par le même code de marché.

Il est à souligner que, lors de cette rencontre, une commission comptant 5 architectes représentant les 3 wilayas a été installée pour préparer la prochaine assemblée élective prévue fin septembre prochain ; les architectes qui veulent faire partie du prochain bureau du CLOA ont 3 semaines pour déposer leur candidature ; chaque postulant doit avoir une expérience de 5 années prouvée par les mises à jour et remplir un formulaire qu'il déposera lui-même au niveau du bureau du CLOA situé à Relizane. Lors de cette même rencontre, les architectes y ayant assisté, peu nombreux, ont soulevé différents points d'ordre internes à ce conseil de l'ordre des architectes qui veille à prendre en charge les préoccupations de ces professionnels, contrôle l'exercice de cette profession et les concours d'architecture ainsi que les études et les réalisations.

Ils ont tenu à rendre hommage à leur collègue, le défunt Benedir Ahmed, architecte, originaire de Khemis Miliana, qui a trouvé la mort dans un accident de la circulation, et chargé un représentant du conseil de l'ordre de se rapprocher des différents maîtres d'ouvrage de cette région afin de régler la situation de son bureau d'études en matière de créances.

Il est noter que le CLOA, qui regroupe 3 wilayas, compte 224 architectes, dont 54% sont des femmes. Les architectes qui veulent exercer cette profession à titre privé doivent être agréés par ce conseil de l'ordre.

Source : La Tribune.

   
   
   
 
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