Un nouveau Dubai à Tunis, quels défis ?
Les pouvoirs publics tunisiens, selon la convention signée avec Sama Dubaï, vont commencer bientôt le méga projet du lac Sud qui sera fondé sur une superficie de 836 hectares de terrains. Ce projet nécessite des préparations intenses et suffisantes pour réaliser le projet du siècle.
L'actuelle question qui se pose avec intensité tourne autour des préparatifs de l'Etat. Essentiellement, en ce qui concerne la subvention aux besoins de matériaux de construction pour ce grand projet.
Ce projet va majorer 50% de l’effort national dans ce secteur. Cela implique donc d’accroître de 50% notre potentiel de production industrielle en matière de matériaux de construction.
A ce propos, il importe d’anticiper sur l’avenir car une briqueterie, une cimenterie ou une usine sidérurgique, ça ne s’improvise pas en quelques mois ; il faudrait trois ou quatre ans minimum entre études, recherche de financement et réalisations pour un projet de ce type pour arriver au stade de la production.
Ces matériaux consistent essentiellement en ciment, fer et des briques (briques spéciales) qui doivent être commandés 6 mois à l’avance par Sama Dubaï (comme l'indique le contrat signé).
Rappelons que pour les besoins de ce projet, Il y a eu augmentation de la capacité de production de ciment dans deux cimenteries en plus de huit nouveaux projets d’usines actuellement à l’étude.
Concernant le fer, un nouveau four pour recyclage à partir des ferrailles est en réalisation, en plus de l’augmentation de la capacité d’un premier four (de 600 000 à 100 000t)
Concernant les briques, Sama Dubaï utilisera des briques à haute résistance thermique inexistantes sur le marché tunisien.
Il nous appartient d’optimiser et de maximiser l’impact de la ville nouvelle sur notre économie et notre société.
En effet, nous devons bénéficier de transferts de technologie multiples, par exemple le recours au préfabriqué dans le bâtiment pour construire vite et bien à un coût économique.
L’implantation de la ville de l’Internet donnera un nouveau souffle à nos TIC, et en même temps un débouché pour l’emploi de nos diplômés du Supérieur en Informatique.
Durant les travaux sur les chantiers relatifs à l’édification de cette ville, qui dureront au minimum dix ans, au bout de deux années d’études techniques et économiques, il y aura au minimum création de 8000 à 9000 emplois.
Une fois que la ville sera opérationnelle, on escompte 130.000 emplois permanents, directs et indirects.
Les économistes tablent sur une croissance supplémentaire de 0,6% du PIB par an découlant de ce programme, soit une contribution de 10% des prévisions établies pour le 11ème Plan (6% de croissance annuelle du PIB).
Les secteurs des matériaux de construction, du bâtiment et des travaux publics ne seront pas les seuls bénéficiaires de ce projet. Toute l’économie tunisienne ainsi que toutes les régions du pays récolteront les fruits de ce projet.
Toutes les structures économiques ainsi que les institutions publiques vont être dynamisées par ce projet.
Source : Tunisie Affaire.
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