Les villes algériennes ont besoin plus de coordination et de concertation entre tous les spécialistes et de la mise en valeur le rôle de chacun, a estimé, hier, le président du Collège national des experts architectes, Abdelhamid Boudaoued, qui s’exprimait lors d’une conférence-débat sur la ville et les problèmes d’aménagement urbain, tenu au forum d’El-Moudjahid . A sujet, il a affirmé que «nos villes ont besoin d’autres stratégies et l’Etat doit encore marquer sa forte présence».
Pour lui, la politique d’une ville, c’est d’abord la bonne conjecture entre tous les acteurs concernés dont le citoyen qui doit prendre en considération les normes intérieures et extérieures de la construction. Puis l’habitation, où la construction d’une ville doit répondre à certains instruments et outils et que les architectures doivent tenir en compte des caractéristiques culturelles et esthétiques de nos villes.
A ce propos, le conférencier, qui a manifesté son mécontentement sur l’anarchie de nos villes citant l’exemple de la ville d’El-Hamiz, a regretté de n’a pas avoir une culture d’architecture dans notre pays.
Aussi, cette situation est due également à la mentalité de citoyen algérien. «Il habite, mais il n’est pas citadin, il est rurale avec son esprit», souligne-t-il.
il a indiqué, par ailleurs, que les travaux de rénovation de près de 450 000 bâtisses, dont quelque 65.000 bâtisses dans la ville d’Alger, demeurent non achevés.
La ville d’Alger demeure encore déficitaire en matière des infrastructures de loisirs tels les cinémas, les restaurants et les théâtres, a estime, encore, Abdelhamid Boudaoued, ajoutant qu’Alger «devrait être une usine à idées, une source d’inspiration pour le développement des autres villes du pays tels qu’Azazga, Médéa et Tamanrasset».
En outre, le conférencier a souligné la nécessité de mettre en place un ministère de la ville afin de régler les grands problèmes que rencontrent la ville et l’urbanisme en Algérie.
Pour sa part, le directeur général du Centre de recherche en astronomie,
astrophysique et géophysique (CRAAG), Abdelkrim Yellès, a indiqué qu’avant de penser à la construction d’une nouvelle ville, il est impératif de penser et planifier, car il s’agit d’un acte sociologique et d’une fonction socio-économique vitale.
Selon lui, la ville doit répondre aussi à des normes de cohabitation et de savoir-faire qu’il a proposées de travailler en partenariat avec les entreprises étrangères.
04-03-2007
Nassima B.
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