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Une nouvelle école d’architecture à Yaoundé
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13/06/2010
Boracadémie-Yaoundé (Cameroun): L’Ecole supérieure d’architecture du Cameroun (Essaca) ouvrira ses portes en octobre prochain à Yaoundé, la capitale du pays, a t-on appris ce samedi auprès de ses promoteurs.
Cet établissement à vocation internationale se propose de former des professionnels capables de maîtriser le processus de la construction adaptée aux environnements climatiques et sociaux.

Il vise aussi à contribuer à l’amélioration de la mise en œuvre des matériaux locaux en vue d’aboutir à un habitat à moindre coût, mener des montages d’opérations immobilières et de financement en relation avec les universités, les facultés ou les écoles telles que polytechnique de Yaoundé.
L’établissement a également pour objectif d’établir des relations avec des fabricants industriels en vue d’une standardisation des matériaux dans le processus de construction en vue de réduire le coût et le temps de réalisation.
L’Essaca, qui est agréé par l’Etat camerounais et dispose de nombreux partenariats avec des établissements similaires en Occident, ambitionne aussi d’inclure les exigences d’assainissement dans le processus constructif comme éléments structurants essentiels de l’aménagement (récupération des eaux pluviales, énergie solaire, et de tenir compte de l’efficacité énergétique d’une architecture durable et responsable.
En fin septembre 2009, elle a commencé à rôder le système à travers un cycle préparatoire au concours d’entrée en 1ère année d’architecture, qui a accueilli une dizaine d’étudiants titulaires du baccalauréat et a été bouclé en avril dernier.
« Beaucoup d’apprenants, en venant ici, n’avaient qu’une idée approximative du domaine, mais en quelques mois ils ont pris goût à la chose », a confié à APA l’un des promoteurs de l’établissement, par ailleurs président de l’Union africaine des architectes (UAA), Jean Jacques Kotto.
Pour lui, aucune société ne peut aujourd’hui se développer sans le concours des architectes, jadis considérés – et à tort – dans certains milieux africains comme « de simples dessinateurs de plans de maisons ».
Pour la sous-région Afrique centrale et même au-delà, M. Kotto voit en l’Essaca « une opportunité de formation à forte valeur ajoutée ».
Le Cameroun se pose de plus en plus en Afrique Subsaharienne comme un grand centre universitaire. La variété de formations dispensées dans ce pays l’honore amplement et participe à son développement. Toutefois, à l’instar d’autres pays du Tiers Monde, l’offre universitaire Camerounaise souffre de l’absence d’une formation en architecture, malgré l’existence d’une forte demande de jeunes attirés par ce métier, qui concerne un domaine par excellence de coordination, car faisant appel à des concepts relevant de nombreuses autres disciplines : technologie, histoire de l’art, sciences humaines et sociales, mathématiques etc …
L’E.S.S.A.CA a pour objectif de pallier cette absence en mettant à la disposition de ces jeunes une structure de formation adéquate menant à des débouchés divers. Par ailleurs, vu le développement anarchique de nos villes et à l’heure de la décentralisation, l’Ecole conduira à des compétences à même d’apporter un appui aux collectivités locales et une contribution notable à la restauration, à l’édification de cités composées d’un habitat respectueux de l’environnement, adapté à cet environnement notamment au pouvoir d’achat et promouvant la recherche et l’utilisation de matériaux locaux ainsi que la valorisation du patrimoine architectural. |