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La réalisation du Port Financier de Tunis passe à une phase concrète
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25/12/2009
• Signature du contrat d'acquisition du lot de terrain réservé à la réalisation du Port Financier de Tunis
• Un projet financier et non foncier, d’un investissement de plus de 4 milliards de dollars
• Le port financier de Tunis offrira aux compétences tunisiennes jusqu’à 16.000 postes d’emploi dans divers secteurs.
• Dernier trimestre de l’année 2010 : démarrage effectif du projet, achèvement prévu dans 7ans

Une cérémonie de signature du contrat d'acquisition, par "Gulf Finance House" du terrain réservé à la réalisation du port financier de Tunis, à El Hassiane, dans la délégation de Kalâat Andalous (gouvernorat de l'Ariana), s'est tenue, mercredi, au siège du ministère des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières.
Le port financier de Tunis, qui sera construit sur une superficie de 523 hectares, est un mégaprojet financier, bancaire et foncier, qui comprend un complexe commercial, bancaire, d'investissement et de consulting, ainsi que des unités d'habitation, de commerce et de tourisme de haut standing.
Ce projet revêt une importance majeure compte tenu, notamment, de son impact positif sur la dynamique économique du pays, notamment à travers la création de postes d'emploi et le développement des marchés de capitaux qu'il génère, ce qui est de nature à renforcer la place de la Tunisie en tant que pôle financier, d'investissement et touristique rayonnant dans son environnement régional et international.

La cérémonie s'est tenue sous la présidence de M. Ridha Grira, ministre des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières, et en présence, notamment, de MM. Foued Daghfous, premier conseiller auprès du président de la République, président de la commission des Grands projets et Issam Youssef Janahi, président exécutif du "Gulf Finance House", et de la délégation l'accompagnant.

M. Grira a, à cette occasion, indiqué que ce mégaprojet s'inscrit dans le cadre de la politique clairvoyante initiée par le Président Zine El Abidine Ben Ali, une politique qui vise à promouvoir le secteur financier et à en faire un facteur de dynamisation du circuit économique dans le pays, ce qui est de nature à renforcer l'investissement à l'intérieur et à attirer les investisseurs étrangers.
De son côté, M. Janahi s'est félicité de la dynamique économique qui caractérise la Tunisie, saluant le climat d'investissement satisfaisant qui y prévaut et les opportunités diverses qu'elle présente pour le lancement de projets, à la faveur du cadre législatif mis en place et des incitations et encouragements qu'elle offre.

Le port financier de Tunis, mégaprojet promu par Gulf Finance House, vient de connaître une nouvelle étape décisive de sa mise en œuvre.
M. Issam Youssef Jinahi, président du Conseil d’administration du «Gulf Finance House» et président du Conseil d’administration du projet du port financier de Tunis, a accordé, hier au siège de l’ATCE, une conférence de presse portant sur «L’avancement du projet du port financier de Tunis» et à laquelle a assisté M. Foued Daghfous, premier conseiller auprès du Président de la République et président de la Commission des grands projets. Le responsable bahreïni a, à cette occasion, dressé un état des lieux de l’avancement de ce gigantesque projet qui constitue le premier centre de services financiers offshore de la région de l’Afrique du Nord.

Il y a lieu de souligner que suite à la signature d’un protocole d’accord entre la Gulf Finance House et le gouvernement tunisien, M. Jinahi a été reçu par le Président de la République pour lui présenter le projet du port financier de Tunis. La pose de la première pierre du projet a d’ailleurs été effectuée par le Chef de l’Etat en juin dernier. «Grâce à la vision prospective du Président Ben Ali, notamment celle de faire de la Tunisie un pôle financier régional, ce projet va donner une dimension stratégique supplémentaire aux objectifs nationaux», a déclaré M. Jinahi .
Les sociétés tunisiennes à l’honneur
Il est à rappeler que le port financier, qui s’étend sur une superficie totale de 530ha, nécessitant un investissement de plus de 4 milliards de dollars abritera quatre groupes d’affaires dont un centre d’investissement bancaire et de conseil, un centre d’affaires, un centre d’assurance « Takaful » et une bourse financière internationale, première de son genre dans la région, aux fins d’attirer un plus grand nombre d’institutions financières internationales de renommée et de favoriser l’échange d’informations et les dernières nouveautés dans le domaine de la finance. Le projet comprend, également, une « business school » de classe internationale, destinée à former les étudiants dans les métiers de la finance, avec pour corollaire de meilleures qualifications propres à répondre aux exigences de la communauté financière internationale. Le schéma directeur du projet prévoit, aussi, une marina, un complexe commercial, un complexe résidentiel et un parcours de golf. Cependant, M. Jihani a tenu à souligner que ce projet est avant tout un projet financier et non foncier.
Par ailleurs et concernant l’infrastructure du mégaprojet, il a indiqué que l’étude a été faite avec des experts et des consultants tunisiens en s’inspirant du marché londonien. Il a souligné, dans ce cadre, que la liste des promoteurs du site a été étudiée et que le choix s’est porté sur deux sociétés nationales, à savoir la SCET et la STUDI qui constituent, selon M. Jinahi, «deux sociétés pionnières en Tunisie dans le domaine de l’ingénierie disposant d’une grande expérience et d’une large expertise tout en répondant aux conditions requises. Notre choix s’est en effet orienté vers ces deux sociétés pour deux grandes raisons. D’un côté, une connaissance et une maîtrise de l’environnement local. De l’autre, une grande expérience internationale qui assurera la conformité du produit fini aux normes internationales requises». La mission qui incombera à ces sociétés n’est pas des moindres puisque, selon M. Jinahi, l’infrastructure de ce projet s’étend sur 523 ha. «Nous disposons d’une grande expérience et notre choix ne s’est pas fait par hasard. Les meilleures offres sur le plan technique nous ont été soumises par les sociétés tunisiennes. Les contrats ont été signés avec ces dernières», a-t-il encore ajouté. «Nous avons été impréssionnés par le niveau de compétence des sociétés tunisiennes».
Par ailleurs, le port qui sera doté d’une infrastructure moderne et futuriste, a-t-souligné, ne manquera pas de renforcer la notoriété financière de la Tunisie, pays qui ,a-t-il affirmé, offre un environnement politique et économique propice à la réussite de ce genre de projets.
M. Jinahi a, aussi, indiqué que la GFH compte sur la compétence confirmée des cadres tunisiens dans les domaines relatifs à la mise en place du projet. Il a noté, en outre, que le port financier de Tunis offrira aux compétences tunisiennes jusqu’à 16.000 postes d’emploi dans plusieurs secteurs.
D’un autre côté, et outre l’apport socioéconomique du projet et la promotion d’une infrastructure technologique et de services sur le plan du développement du pays, le port financier de Tunis sera d’un grand profit pour les pays du Maghreb ainsi que pour ceux du continent africain. «Ce projet sera la fierté de la Tunisie et de l’Afrique du Nord», a-t-il souligné.
Un calendrier chargé
M. Sofiene Ouennich a, par ailleurs, indiqué qu’un important calendrier international sera mis en œuvre pour faire connaître le projet et attirer les institutions financières.«Plusieurs sociétés de grande renommée se sont déjà engagées à venir dans le centre financier qui constitue le point central et le cœur battant de ce projet», a-t-il affirmé.
Cette campagne de promotion constitue selon lui «une phase très importante», ajoutant que les deux dernières années ont été très chargées et le travail a été plutôt axé sur le volet du financement et l’aspect juridique.«La société chargée du projet a élaboré le plan direct en juillet 2009. Une fois ce plan approuvé par les autorités tunisiennes, la société a pu passer à une autre étape. Nous sommes aujourd’hui arrivés au point de départ réel du projet», a-t-il relevé.
En effet, la société pourra démarrer effectivement le projet une fois les travaux d’architecture et d’infrastructure achevés d’ici septembre 2010, comme il l’a indiqué.
Concernant le déroulement du projet, M. Ouennich a souligné que c’est durant le dernier trimestre de l’année 2010 que démarrera le projet d’une manière effective.L’achèvement de ce projet est, en outre, prévu dans 7ans.
Répondant aux questions des journalistes concernant l’impact de la crise sur le GFH, M. Jinahi a affirmé qu’au troisième trimestre de l’année 2009, la société dispose de 450 milliards de dollars de liquidités.
Sana BOUAGILA / La Presse
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