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Favoriser les constructions verticales pour faire face à la demande en logements

25/09/2009


Au programme, cette année, la construction de 50.600 unités pour un investissement de 1.938 MD dont près de 41.100 unités à la charge des privés, à savoir les ménages et les promoteurs.

L’habitat a toujours été au centre des intérêts du Tunisien qui rêve depuis toujours d’avoir une habitation décente, de préférence dans un quartier huppé ou une région coquette et il ne lésine pas sur les moyens pour réaliser ce rêve en recourant au crédit bancaire. Plusieurs formules sont proposées pour acheter une nouvelle ou une ancienne maison ou construire sa propre habitation. C’est une «entreprise» de longue haleine qui oblige l’emprunteur de rationaliser sa consommation quotidienne pour pouvoir rembourser le crédit dans les délais impartis. Les Tunisiens résidant à l’étranger investissent eux aussi massivement dans l’achat ou la construction de leur logement pour y habiter avec leur famille, une fois retournés définitivement à la mère patrie.

Des difficultés peuvent surgir en cherchant à acheter le logement. Il s’agit d’abord de trouver l’habitation répondant aux besoins de la famille en termes de superficie, de chambres, de situation …à un juste prix qui est calculé en tenant compte de plusieurs critères. Les problèmes ont trait également au permis de bâtir qui n’est pas fourni dans des zones non destinées à l’habitation.

Contribuer au bien-être des habitants

En tout cas, l’Etat accorde une place de choix à la question de l’habitat avec ce souci de fournir aux citoyens des logements décents en assurant autant que possible des facilités pour l’acquisition. Ainsi, les investissements alloués au secteur de l’habitat en 2008 de l’ordre de 1.748 MD ont permis la création de 47.250 unités d’habitation dont 44.600 construits par les privés pour un investissement de l’ordre de 1.628 MD. L’effort se poursuit cette année en vue de fournir des logements décents aux différentes catégories sociales, ce qui a contribué au bien-être et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens à la recherche de la stabilité familiale.
Au programme de cette année, la construction de 50.600 unités pour un investissement estimé à 1.938 MD dont près de 41.100 unités à la charge des privés, à savoir les ménages et les promoteurs. Les promoteurs immobiliers publics sont également impliqués dans ce projet dans la mesure où ils contribuent à la construction de 2.945 unités pour un investissement estimé à 114 MD dont 70% au profit des couches sociales à revenus limités, résidant notamment dans les principaux centres urbains. Le but étant de diminuer la pression sur la demande des logements en vente dans lesdites zones.
Les terrains destinés à la construction sont, eux aussi, très demandés. Pour faire face à cette situation, l’Agence foncière d’habitation (AFH) a programmé la vente de près de 69 ha aménagés et répartis sur différentes régions du pays au lieu de 54 l’année dernière. Evidemment, les superficies destinées à la construction verticale – immeubles allant jusqu’à 4 étages – vont occuper la grande part des ventes. Il faut dire que de nombreuses familles tunisiennes souhaitent habiter dans une villa ou maison à part pour éviter les désagréments dus à certains voisins peu scrupuleux et ne respectant pas leurs semblables. Les citoyens doivent s’habituer à la cohabitation et à la vie commune en recourant de préférence un syndic d’immeuble professionnel pour se charger des différentes tâches. La commercialisation des deux projets destinés à l’habitat social et économique à El Fejja et Mghira a été également programmée pour cette année.
L’agence se propose d’acquérir 154 ha dans le cadre de la maîtrise du patrimoine foncier, et ce, pour construire des projets immobiliers structurés, à l’instar des «Jardins de Tunis». L’année écoulée, 159 ha ont été acquis pour la réalisation de ces grands projets. Des études techniques ont été élaborées avant le passage aux travaux d’aménagement.

Les promoteurs immobiliers publics et privés sont impliqués dans cet effort qui vise en définitive à fournir les logements sociaux et économiques décents pour les catégories à revenus limités. Ces promoteurs ainsi que les services municipaux (qui se renvoient parfois la balle) sont aujourd’hui conscients du fait que les logements doivent être situés dans une zone bien aménagée où les espaces verts, les lieux de loisirs pour enfants et les parkings ainsi que toutes les commodités sont disponibles. Ce n’était malheureusement pas le cas quelques années plus tôt puisque l’on a constaté que certains logements se trouvent dans des zones où la chaussée n’était pas bitumée et qui manquent de tout !

Chokri GHARBI

 

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