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En cette époque de crise, les anglais refusent un projet qatari sur leur sol

12/04/2009

Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, a demandé à la famille royale du Qatar de revoir un important projet architectural à Londres qu'il juge trop moderne, a affirmé le Daily Telegraph dans son édition de mardi.

Le fils de la reine Elizabeth II, connu pour avoir dénoncé la transformation de Londres en un "furoncle monstrueux", a cette fois-ci jeté son dévolu sur un immense projet concernant les "Chelsea Barracks", d'anciens baraquements militaires démolis et situés dans le très chic quartier de Chelsea, dans l'ouest de Londres.

La société Qatari Diar, détenue à 100% par le fonds souverain du Qatar, compte construire sur le site gigantesque un projet signé par le célèbre architecte britannique Richard Rogers. Mais le nouvel édifice résidentiel de verre et d'acier jurerait par rapport à son voisin le Royal Hospital, un bâtiment historique de briques rouges, estime le prince Charles.

Selon le Daily Telegraph, le prince a écrit à Qatari Diar afin de se faire inviter aux discussions sur le développement du site.
Le prince a "clairement fait savoir qu'il était déterminé à se battre pour ce site afin de protéger cet important quartier de Londres", a déclaré au Telegraph Quinlan Terry, architecte anglais qui aurait conçu un projet alternatif pour le compte du prince Charles, écrit le Telegraph.

Un porte-parole du propriétaire du site, Project Blue (Guernsey) Limited, détenu majoritairement par Qatari Diar, a assuré que les promoteurs étaient "actuellement en discussions avec les représentants (du prince Charles) afin d'explorer la possibilité d'un accord".

Un porte-parole du prince Charles a refusé de commenter l'existence d'une lettre de l'héritier du trône, mais a démenti qu'il ait pu "commanditer un projet alternatif pour le site".

L'ancien maire de Londres, Ken Livingstone, s'est quant à lui demandé de quel droit le prince intervenait dans un projet concernant Londres, où il ne détient aucun pouvoir effectif.

Source: AFT

Question: Et si les qataris investiraient chez leurs pauvres frères arabes ?

 

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