|
|
 |
Archibat, Architecture du passé, architecture des palais
|
14/03/2009
L'architecture d'un pays est le reflet de son peuple, de son histoire, de ses aspirations et de son avenir. Archibat continue, au fil des parutions, à se faire le réceptacle des témoignages du passé et des projections du futur. Le dernier numéro de cette revue est consacré à l'un des plus beaux témoignages de notre patrimoine, celui qu'ont laissé, au fil de l'histoire, les palais, hauts lieux d'architecture où les meilleurs artisans étaient invités à rivaliser de brio.
Mais une question se pose bien sûr : y a-t-il un avenir pour les palais? La question peut sembler insolite, iconoclaste ou totalement décalée. De quoi parle-t-on donc, et qui, à part les petites filles dans leurs rêves de contes de fées, parle encore de palais? Et pourtant. Notre patrimoine architectural est fort riche en la matière.
«Un important réseau de palais existe autour de la capitale. Ces bâtiments somptueux, construits par des rois, des princes, des ministres et des dignitaires religieux ont connu leur période de gloire pendant l'époque husseïnite. Ils témoignent d'un héritage précieux du point de vue décoratif et de l'évolution des techniques constructives».
C'est à partir de ce constat que l'équipe d'Archibat a choisi et consacré le dernier numéro de la revue à un dossier sur les palais. Et, bien sûr, de s'interroger sur leur devenir. Car il est vrai que depuis les travaux remarquables de Jacques Revault dans les années 70, «très peu de recherches ont été menées pour analyser, décortiquer et mieux faire connaître l'architecture palatiale locale.
Les palais de Tunisie, miraculés, fermés depuis des lustres, restaurés, habités, pillés ou abandonnés, vivent cachés».
C'est donc à une promenade à travers ces hauts lieux de l'histoire de notre histoire que nous invite la revue. Et nous retrouvons notre curiosité d'enfant émerveillé pour découvrir les ors et les stucs, ou du moins, ce qu'il en reste.
Palais du Bardo, celui dont l'histoire fut la plus riche, stratifiée d'époques et d'influences diverses, Dar El Bey, où le gouvernement a installé son siège, le Palais Kheireddine qu'édifia un homme à l'incroyable destin, Kobbet Ennhas que l'initiative privée a pris en charge et remarquablement sauvée, Dar Ben Achour qui égrène l'histoire d'hier et d'aujourd'hui, Palais El Djellouli mythifié par son dernier propriétaire et devenu un lieu incontournable pour tout érudit qui visite Tunis, et tant d'autres encore.
Tout ce numéro d'Archibat est donc construit autour des palais. On y évoque l'intelligente et subtile restauration et reconversion du Borj Ben Ayed à Gammarth et celle proposée du Borj Bouattour qui menace ruine à La Manouba.
Alya / La Presse
|
|